Évacuation d'étudiants propalestiniens à la Sorbonne
Intervention policière à la Sorbonne suite à une occupation propalestinienne
Les forces de l’ordre sont intervenues à la Sorbonne le mardi 7 mai, pour évacuer des manifestants propalestiniens qui occupaient depuis environ deux heures un amphithéâtre de l’université parisienne en signe de solidarité avec Gaza. Les premiers manifestants ont été évacués par les forces de l’ordre, et 39 personnes ont été interpellées au cours de l’opération, qui était encore en cours aux alentours de 22 heures, selon des informations de la préfecture de la police.
Cette évacuation fait suite à une précédente occupation de la Sorbonne, le 29 avril, par une cinquantaine de manifestants propalestiniens, ayant conduit à une intervention policière. En ce qui concerne l’incident du 7 mai, près de 80 personnes avaient pris possession des lieux en fin d’après-midi, installant même des tentes, comme l’avait déclaré Lorélia Fréjo, militante de l’organisation étudiante Le Poing levé.
Une banderole affichant « Palestine vaincra » et un drapeau palestinien ont été apposés sur la porte d’entrée du bâtiment, rue Cujas (5e arrondissement), en soutien à la cause palestinienne.
Une mobilisation propalestinienne en France et en Europe
Les manifestants, en scandant des slogans de soutien à la ville de Rafah, entendaient par cette action exercer une pression sur les gouvernements. Cette mobilisation survient alors que l’armée israélienne a récemment pris le contrôle du passage frontalier avec l’Egypte à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, interrompant ainsi l’accès à l’aide humanitaire pour les habitants de ce territoire assiégé.
Les étudiants des comités Palestine de la Sorbonne, dans un communiqué, ont exprimé leur refus de rester silencieux face à l’injustice et la souffrance, appelant les instances académiques et gouvernementales à prendre en compte leurs revendications.
En France, cette mobilisation propalestinienne s’inscrit dans un contexte de montée des actions de solidarité avec Gaza, notamment autour des sites de Sciences Po. Bien que ces initiatives n’aient pas encore pris une ampleur nationale, elles ont suscité des réactions et enflammé le débat politique en pleine période de campagne pour les élections européennes.
À l’échelle européenne, des étudiants propalestiniens se sont également mobilisés en Allemagne et en Suisse, en occupant des campus et en tentant de bloquer des locaux universitaires à Berlin, Cologne et dans d’autres villes. Ces actions visent à attirer l’attention sur la situation à Gaza et à exercer une pression sur les gouvernements pour une action concrète en faveur des populations palestiniennes.
En conclusion, les récentes occupations propalestiniennes à la Sorbonne et dans d’autres campus en Europe témoignent d’une mobilisation croissante en faveur de la cause palestinienne, poussant les autorités académiques et politiques à prendre en considération les revendications des militants propalestiniens.