Greg Guillotin visé par une plainte pour violences conjugales et harcèlement, une garde à vue annoncée mais encore à confirmer par les autorités
Greg Guillotin est visé par une plainte pour violences conjugales. Le point sur les accusations et la garde à vue annoncée.
Une plainte déposée en juin pour violences conjugales et harcèlement
Le youtubeur et humoriste Grégory Guillotin, connu sous le pseudonyme de Greg Guillotin et pour ses vidéos de caméras cachées, est concerné par une plainte déposée par son ancienne compagne. La jeune femme, âgée de 27 ans, l’accuse de violences physiques et psychologiques répétées au cours de leur relation, qui se serait étendue de 2019 à 2026.
La plainte a été déposée le 17 juin 2026 auprès du procureur de la République près le tribunal judiciaire d’Évry, dans l’Essonne. Les faits dénoncés portent notamment sur des violences habituelles sur conjoint ou ex-conjoint ainsi que sur des faits de harcèlement moral. La procédure doit permettre aux enquêteurs de vérifier les déclarations de la plaignante, de recueillir d’éventuels témoignages et d’examiner les éléments matériels susceptibles d’éclairer le dossier.
Dans le récit contenu dans la plainte, dont l’Agence France-Presse indique avoir eu connaissance, l’ancienne compagne décrit un climat de surveillance, d’humiliations, d’insultes et d’emprise. Elle affirme que les premières violences physiques auraient été commises en avril 2022, au domicile du couple, en région parisienne.
Elle évoque ensuite plusieurs autres épisodes présumés : un coup de pied lors d’un séjour aux Maldives en décembre 2022, puis une gifle et plusieurs coups de pied pendant un voyage au Maroc en 2023. Elle affirme également avoir reçu un coup de poing à l’œil en 2024. Ces éléments relèvent, à ce stade, du contenu de la plainte et devront être établis ou infirmés dans le cadre de l’enquête judiciaire.
Une garde à vue annoncée, mais à confirmer officiellement
Le texte initial affirme que Grégory Guillotin a été placé en garde à vue le lundi 28 septembre. Toutefois, les informations disponibles dans les sources consultées appellent à la prudence : plusieurs médias ont seulement rapporté qu’il devait être convoqué ce jour-là pour être entendu sous le régime de la garde à vue, sans que cette convocation ait alors été confirmée publiquement par le parquet.
Cette distinction est importante. Une garde à vue constitue une mesure d’enquête permettant aux autorités d’entendre une personne soupçonnée d’avoir commis une infraction, mais elle ne préjuge pas de sa culpabilité. De même, le dépôt d’une plainte ne vaut pas condamnation. Les faits doivent être examinés contradictoirement par les enquêteurs et, le cas échéant, par la justice.
Dans un communiqué transmis par son avocat, Tom Michel, Grégory Guillotin affirme vouloir répondre aux accusations et présenter sa version des faits. Son conseil indique que son client « entend répondre pleinement sur les faits qui lui sont reprochés » et fournir « l’ensemble des éléments utiles à l’enquête ».
Le youtubeur reconnaît des violences et évoque un suivi thérapeutique
Début septembre, l’humoriste avait déjà réagi publiquement à la plainte. Dans un message diffusé par ses équipes, il écrivait que son ancienne compagne avait subi des violences physiques et psychologiques. « Je ne vais ni les nier, ni chercher à les justifier. J’ai honte », déclarait-il, tout en affirmant vouloir assumer ses responsabilités.
Grégory Guillotin ajoutait avoir commencé à consulter un psychiatre avant la fin de la relation, puis avoir engagé un suivi régulier auprès d’un psychologue spécialisé dans l’accompagnement des violences conjugales. Il reconnaissait également le contraste entre son image publique d’humoriste et les comportements qu’il dit avoir eus dans sa vie privée.
À 43 ans, il est suivi par près de 4,5 millions d’abonnés sur sa chaîne YouTube. Cette notoriété donne à l’affaire une forte résonance médiatique, mais ne modifie pas les principes de la procédure : les déclarations de la plaignante, les propos du vidéaste et les éléments recueillis par les enquêteurs doivent être examinés avec la même rigueur.
Des sources de qualité inégale
Les informations les plus solides reposent sur les éléments attribués à l’AFP, au parquet et aux avocats des deux parties, repris notamment par des médias généralistes comme Le Parisien, RTL et 20 Minutes. Ces sources permettent d’établir la date du dépôt de plainte, la nature des accusations et les déclarations publiques de Grégory Guillotin.
En revanche, l’annonce d’une garde à vue effective le 28 septembre provient principalement de reprises médiatiques et de déclarations rapportées, sans confirmation officielle clairement établie dans les sources consultées. Elle doit donc être présentée au conditionnel tant qu’un communiqué du parquet ou une information judiciaire ne vient pas la confirmer.