Aller au contenu
Dernière publication
Archive
24 108 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

Société

Grève chez TotalEnergies : expéditions de carburants bloquées et revendications sur l’emploi et les salaires

La grève chez TotalEnergies bloque des expéditions selon la CGT. Découvrez les revendications sur l’emploi et les écarts entre les chiffres annoncés.

Les expéditions de carburants sont bloquées ou en cours d’arrêt dans plusieurs raffineries et bioraffineries de TotalEnergies, selon la CGT. Le mouvement, lancé jeudi 8 octobre à l’aube, concerne notamment les sites du Havre, de Donges et de La Mède. Prévue pour durer 24 heures, cette mobilisation vise à obtenir davantage d’embauches et une meilleure politique salariale. L’appel à la grève pour l’emploi et les salaires est confirmé par les informations publiées par Le Parisien avec l’AFP.

La direction conteste l’ampleur de la participation annoncée par le syndicat, sans contester, dans les déclarations rapportées par l’article d’origine, le blocage des expéditions. Elle affirme continuer à approvisionner ses stations-service et ses clients grâce à ses différents moyens logistiques. Ces deux éléments doivent être distingués : l’interruption des sorties de carburants sur certains sites ne signifie pas, à elle seule, l’arrêt de l’ensemble du réseau de distribution.

Des chiffres de participation fondés sur des périmètres différents

Selon les propos d’Éric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe, rapportés par l’AFP dans le texte initial, plus de 50 % des salariés en poste sur les sites concernés participent au mouvement. La direction avance, pour sa part, une proportion inférieure à 2 % de grévistes dans l’ensemble de ses sites. Présentés côte à côte, ces chiffres donnent l’impression d’une contradiction directe, mais leurs bases de calcul ne sont pas identiques.

Le syndicat décrit la mobilisation parmi les salariés présents dans les établissements touchés, tandis que l’entreprise communique un chiffre portant sur un périmètre plus large. Sans détail sur les effectifs retenus, les horaires d’observation et les catégories de salariés comptabilisées, il n’est pas possible de comparer rigoureusement ces deux estimations. Elles doivent donc rester clairement attribuées à leurs auteurs.

À Donges, la CGT annonce 60 % de grévistes. Sébastien Gélard, secrétaire général du syndicat sur le site, présente l’emploi comme la première revendication et dénonce un manque permanent de personnel. Selon son témoignage repris dans l’article initial, la raffinerie poursuit son fonctionnement, mais aucun produit ne doit en sortir pendant la journée. Les débrayages annoncés vont de deux heures à une journée entière.

L’emploi au cœur des revendications

La CGT décrit des effectifs sous tension et estime que cette situation peut avoir des conséquences sur la sécurité. Elle met en cause les départs non remplacés ainsi que le recours à l’intérim, aux contrats à durée déterminée successifs et à la sous-traitance. Ces préoccupations figurent également dans le compte rendu de l’appel à la mobilisation publié par Le Parisien avec l’AFP.

Le syndicat demande l’embauche des intérimaires et souhaite que les postes vacants soient pourvus par des contrats à durée indéterminée au sein de TotalEnergies. La mobilisation comporte aussi un volet salarial. Le texte fourni ne précise toutefois ni le montant des augmentations réclamées ni les propositions détaillées de la direction : il ne permet donc pas d’évaluer précisément l’écart entre les positions des deux parties.

Des fermetures de stations, sans bilan global des approvisionnements

La distribution est également touchée. D’après les chiffres rapportés dans l’article d’origine, la CGT dénombre 27 stations-service fermées dans la filiale Argedis, contre 11 selon la direction. La filiale compte environ 180 stations, tandis que le réseau du groupe en comprend quelque 3 300. Là encore, les deux bilans ne sont pas accompagnés d’une méthode de comptage permettant de trancher leur divergence.

Le mouvement intervient dans un contexte de difficultés logistiques liées à la guerre au Moyen-Orient et de forte fréquentation des stations après le plafonnement des prix décidé par TotalEnergies. Ce contexte est également mentionné par Le Parisien avec l’AFP. Les informations disponibles ne permettent cependant pas de déduire des blocages une pénurie généralisée ni d’en mesurer la durée.

Des sources identifiées, mais des déclarations à contextualiser

L’AFP, citée dans l’article initial, constitue une source journalistique identifiable ; la reprise de ses informations par Le Parisien permet de corroborer l’appel à la grève et son contexte. Cela ne transforme pas les déclarations syndicales ou patronales en constats indépendants. La CGT est une source directe pour les revendications, la direction pour la position de l’entreprise, mais chacune est partie au conflit.

Enfin, le bénéfice net semestriel de 11,2 milliards de dollars, en hausse de 73 % sur un an, est également rapporté par Le Parisien. Ce chiffre éclaire le contexte économique du mouvement, sans suffire à établir la situation des effectifs ou les conséquences des blocages. La prudence consiste à séparer données financières, témoignages locaux et bilans de participation contestés.

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues