Influenceurs franco-algériens signalés pour incitation à la haine
Après des vidéos haineuses : la croisade des autorités contre les influenceurs
Trois nouveaux influenceurs franco-algériens de la région lyonnaise ont récemment été pointés du doigt par les autorités pour des contenus jugés haineux. Cette annonce a été faite par la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône le 6 janvier dernier. Parmi ces influenceurs se trouvent Sofia Benlemmane, Abdesslam « Bazooka » et Laksas06. Ces vidéastes ont été signalés aux autorités compétentes pour avoir publié des vidéos incitant à la haine ou à la violence sur la plateforme TikTok.
Sofia Benlemmane, comptant des centaines de milliers d’abonnés, a été pointée du doigt pour un live insultant en arabe qu’elle a réalisé en septembre dernier. Dans cette vidéo, elle profère des insultes à l’encontre d’une autre femme en lui lançant notamment des propos injurieux. De son côté, Abdesslam « Bazooka » a été accusé d’avoir qualifié les opposants au gouvernement algérien de « traîtres » et de les avoir menacés d' »égorger » dans une vidéo publiée sur TikTok en décembre. Enfin, Laksas06 a repris un sonore d’un autre Franco-Algérien dans lequel il décrit les membres de la diaspora algérienne en France comme des « soldats dormants », prêts à devenir « des martyrs » pour défendre l’Algérie.
Ces signalements interviennent après une série d’interpellations d’influenceurs algériens ces derniers jours. Youcef A., également connu sous le pseudonyme « Zazou Youssef » sur TikTok, a été arrêté à Brest pour avoir appelé à perpétrer des attentats en France et des violences en Algérie lors d’une vidéo en arabe. Actuellement en détention provisoire, il devra comparaître devant la justice le 24 février pour des accusations d’apologie du terrorisme, encourant une peine pouvant aller jusqu’à sept ans de prison.
Un autre influenceur algérien, « Imad Tintin », fait face à une obligation de quitter le territoire et a été arrêté à Echirolles en Isère. Il sera jugé en comparution immédiate pour « provocation directe à un acte de terrorisme » pour une vidéo, depuis retirée, appelant à des actes de violence extrême en France. Quant à Doualemn, un autre influenceur arrêté à Montpellier, il est accusé d’avoir incité à « tuer » et « faire souffrir » un manifestant opposé au gouvernement algérien à travers une vidéo TikTok.
Ces actions des autorités soulignent une volonté de réprimer les contenus haineux et violents diffusés sur les réseaux sociaux. Elles mettent en lumière les défis posés par l’utilisation de ces plateformes pour propager des discours dangereux et incitatifs. Il est à noter que les sources citées dans l’article initial sont principalement des déclarations de la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône, ainsi que des informations relayées par des médias locaux tels que Actu Lyon. Les informations fournies dans l’article devraient être confirmées par d’autres sources fiables pour garantir leur vérac