La CGT appelle à élargir la grève dès le 5 novembre après une réunion sans avancée revendiquée à Matignon
La CGT appelle à préparer la grève du 5 novembre. Découvrez les déclarations de Sophie Binet et les prochaines échéances de la mobilisation.
La CGT veut amplifier la mobilisation sociale à partir du 5 novembre. À la sortie d’une réunion à Matignon, mercredi 21 octobre 2026, sa secrétaire générale, Sophie Binet, a appelé les salariés à préparer un élargissement de la grève. Elle estime que les échanges avec le Premier ministre n’ont pas apporté de réponse aux revendications des travailleurs et des lycéens. Ce constat est celui de la responsable syndicale : il doit être distingué d’un bilan contradictoire des annonces gouvernementales.
Le 5 novembre, prochain rendez-vous de la mobilisation
Pour la CGT, la rencontre avec le gouvernement n’a donc pas permis de désamorcer le mécontentement. Sophie Binet affirme que l’exécutif n’a annoncé « aucune mesure » répondant aux demandes exprimées. Elle souhaite désormais faire du 5 novembre une journée de mobilisation aussi large que possible, dans le cadre de l’appel intersyndical. L’objectif affiché est de donner une nouvelle ampleur au mouvement, sans que son niveau de participation puisse, à ce stade, être connu.
La secrétaire générale invite les travailleurs à organiser des assemblées générales sur leurs lieux de travail. Ces réunions doivent permettre de discuter des suites à donner à la mobilisation et de préparer son extension. L’appel ne se limite donc pas à une présence dans les cortèges : la CGT entend placer la cessation du travail au centre de la prochaine étape. Il s’agit toutefois d’une orientation syndicale, et non de l’annonce d’une grève déjà effective dans l’ensemble des secteurs.
Cette distinction est importante pour comprendre la portée des déclarations. Appeler à généraliser la grève exprime une volonté de mobilisation ; cela ne permet pas de préjuger des décisions qui seront prises localement. Les éléments rapportés ne précisent ni les secteurs qui suivront cet appel, ni la durée des arrêts de travail, ni leurs conséquences concrètes. Le rendez-vous du 5 novembre constitue ainsi un objectif politique et syndical, dont la traduction reste à observer.
Une présence également annoncée le 24 octobre
Avant cette échéance, Sophie Binet a confirmé que la CGT serait présente dans la rue samedi 24 octobre. Elle présente cette participation comme une démarche d’accompagnement et de protection des jeunes et des salariés souhaitant manifester. Cette date s’inscrit dans le prolongement de la journée du 17 octobre, dont certains organisateurs ont appelé à poursuivre la mobilisation.
Un « acte II » a notamment été annoncé, avec une manifestation déclarée à Paris selon le texte initial. Il convient de distinguer ce rendez-vous de celui du 5 novembre : le soutien apporté par la CGT à une mobilisation ne signifie pas que les deux journées reposent sur une organisation identique. Le calendrier comporte donc deux échéances successives, mais leurs modalités ne doivent pas être confondues.
Dans ses déclarations, Sophie Binet met directement en cause la politique d’Emmanuel Macron et l’attitude du pouvoir. Elle établit un lien entre l’absence de réponses qu’elle dénonce et la montée de la colère. Cette lecture relève de son argumentation syndicale : elle éclaire les raisons de l’appel à intensifier le mouvement, sans constituer à elle seule une explication établie de l’ensemble de la contestation.
Des déclarations documentées, un bilan à attribuer
Le texte d’origine ne fournit ni lien vers une déclaration intégrale, ni compte rendu gouvernemental. Les propos centraux sont néanmoins corroborés par Le Parisien, dans un article signé avec l’AFP, et par une dépêche de l’agence publiée sur Boursorama. Ces références journalistiques permettent d’étayer l’existence de l’appel et les déclarations de Sophie Binet. Leur proximité avec une même source d’agence ne constitue toutefois pas deux confirmations entièrement indépendantes.
Le site CGT État documente également la position syndicale. C’est une source primaire pertinente pour connaître les demandes de l’organisation, mais une source engagée, non une évaluation neutre de l’action gouvernementale. La formulation rigoureuse reste donc d’attribuer à Sophie Binet le constat d’absence de réponses, tout en distinguant les intentions de mobilisation des résultats encore inconnus.