La CGT demande un chômage partiel généralisé pour canicule et intempéries avec maintien à 100 % du salaire et arrêtés préfectoraux pour protéger les travailleurs exposés à la chaleur
La CGT réclame un dispositif national de chômage partiel pour canicule et intempéries, assorti d'une garantie salariale à 100 % et d'arrêtés préfectoraux
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a appelé, jeudi 25 juin, à la mise en place d’un « chômage partiel intempéries » applicable à tous les secteurs d’activité, et notamment en cas de canicule. Invitée sur RMC, elle a rappelé que la confédération souhaite étendre un dispositif obtenu l’an dernier au seul secteur du bâtiment, jugeant cette mesure insuffisante et trop pénalisante pour les salariés concernés.
Selon Sophie Binet, le dispositif restrictif accordé au bâtiment a conduit à « une grosse perte de salaire » pour les travailleurs. Elle a donc demandé que l’extension à l’ensemble des secteurs s’accompagne d’une garantie de maintien de 100 % du salaire. Au lendemain d’une réunion sur ce thème au ministère du Travail, la dirigeante syndicale a accusé le gouvernement de « faire l’autruche » et réclamé la mise en place systématique d’arrêtés préfectoraux dans les départements placés en vigilance rouge par Météo‑France.
Arrêtés préfectoraux, droit de retrait et interdiction des chantiers
Pour la CGT, des arrêtés préfectoraux permettraient d’interdire les chantiers l’après‑midi et d’instaurer des seuils clairs ouvrant le droit de retrait pour les salariés exposés à des températures maximales de travail. Le syndicat entend ainsi institutionnaliser des règles de protection instaurées ponctuellement ou laissées à l’initiative des employeurs.
Le Code du travail, rappelle l’article d’origine, ne fixe toutefois pas de seuil de température précis à partir duquel le travail doit être interrompu. En revanche, un décret publié en 2025 a renforcé les obligations des employeurs en introduisant une gradation des mesures à prendre en fonction des seuils de vigilance définis par Météo‑France. Sophie Binet juge néanmoins que ce décret est « insuffisamment appliqué » et pointe la responsabilité du patronat dans sa mise en œuvre.
Chaleur au travail : chiffres et contexte climatique
Sur le plan international, l’Organisation internationale du travail (OIT) est citée pour estimer que la chaleur provoque chaque année 18 970 morts liées au travail dans le monde. En France, Santé publique France a signalé qu’en 2025 neuf accidents du travail mortels avaient un lien possible avec la chaleur.
L’article rappelle également le contexte climatique plus large : depuis le XIXe siècle, la température moyenne de la Terre s’est réchauffée de 1,3 °C et les scientifiques attribuent cette hausse aux activités humaines, principalement la combustion d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). Ce réchauffement rapide représente, selon les spécialistes, une menace pour les sociétés et la biodiversité.
Face à ces risques, l’article mentionne des pistes de prévention et d’atténuation déjà identifiées : développement des énergies renouvelables, sobriété énergétique et réduction de la consommation de viande. Il évoque aussi des propositions politiques liées aux épisodes climatiques, comme le congé climatique proposé par Marine Tondelier et, selon le texte, déjà déployé en Espagne.
La revendication centrale de la CGT — un dispositif généralisé de chômage partiel pour intempéries et canicule, assorti d’une garantie salariale totale — traduit la volonté syndicale d’inscrire la protection des travailleurs dans des règles nationales plus contraignantes et homogènes, plutôt que dans des mesures dépendantes de la bonne volonté des employeurs ou d’arrangements sectoriels limités.
Relevé · Fiabilité des sources citées
Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.
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– RMC : média d’information généraliste, ici utilisé comme plate‑forme d’interview pour la déclaration syndicale. Fiable pour restituer des propos rapportés, mais il convient de distinguer la parole syndicale (position revendicative) de la vérification factuelle indépendante.
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– Ministère du Travail : institution publique compétente sur la réglementation du travail et les décrets. Les réunions ministérielles et les textes officiels qu’il produit représentent des sources primaires solides pour connaître l’état du droit et des mesures envisagées.
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– Décret de 2025 et Météo‑France : le décret évoqué et les seuils de vigilance de Météo‑France sont des références réglementaires et techniques pertinentes. Leur existence et leur contenu relèvent de documents officiels ; l’évaluation de leur application nécessite toutefois des données de contrôle ou des enquêtes de terrain.
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– Organisation internationale du travail (OIT) : source internationale reconnue pour les statistiques liées au travail et à la santé au travail. Les chiffres globaux cités de mortalité par chaleur proviennent de son expertise et sont généralement considérés comme fiables, sous réserve de la méthodologie employée.
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– Santé publique France : agence sanitaire nationale, source appropriée pour les bilans d’accidents du travail et les liens possibles avec la chaleur en France. Les données 2025 mentionnées relèvent de son rôle d’observation.
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En synthèse, les sources citées dans l’article d’origine sont majoritairement institutionnelles et reconnues (ministère, Météo‑France, OIT, Santé publique France), ce qui renforce la crédibilité des éléments factuels. Les déclarations de la CGT, rapportées via un média, relèvent d’une expression revendicative qu’il convient de confronter aux textes, statistiques et études pour mesurer la portée et la faisabilité des demandes.
L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.