La pauvreté infantile persiste dans les pays riches : plus d'un enfant sur cinq vit dans la précarité, selon l'Unicef
La situation de la pauvreté des enfants dans les pays riches de l’Union européenne et de l’OCDE demeure préoccupante, malgré une légère amélioration. Selon un rapport récemment publié par l’UNICEF, plus de 69 millions d’enfants, soit plus d’un enfant sur cinq, vivent dans la pauvreté dans ces pays en 2021. Ces enfants sont confrontés à des risques majeurs tels que le manque d’alimentation nutritive, de vêtements, de fournitures scolaires et de logements chauffés, ce qui a des conséquences néfastes sur leur santé physique et mentale.
L’UNICEF utilise principalement la « pauvreté relative » pour mesurer la situation. Selon cette définition, les ménages qui gagnent moins de 60% du revenu médian national sont considérés comme pauvres. Entre 2012-2014 et 2019-2021, environ 6 millions d’enfants sont sortis de la pauvreté sur les 291 millions d’enfants dans les 40 pays étudiés, soit une diminution de 8%, comme le rapport l’a souligné.
Parmi les pays où la situation s’est améliorée, on retrouve notamment la Pologne (-37,6% d’enfants pauvres), la Slovénie (-31,4%), la Lettonie (-31%) et la Lituanie (-30,6%). Cependant, dans certains pays, la situation s’est détériorée. En France, par exemple, le taux de pauvreté des enfants a augmenté de 10,4% entre les deux périodes couvertes par le rapport. Au Royaume-Uni, cette augmentation est encore plus marquée, avec une hausse de près de 20% et un demi-million d’enfants supplémentaires vivant dans la pauvreté.
Aux États-Unis, le nombre d’enfants pauvres a diminué de 6,7%, mais plus d’un quart des enfants se trouvent encore dans la pauvreté relative. Le rapport souligne également que les enfants issus de familles monoparentales ou des minorités ont davantage de risques de vivre dans la pauvreté. Par exemple, aux États-Unis, 30% des enfants afro-américains et 29% des enfants amérindiens vivent en dessous du seuil national de pauvreté, contre 10% des enfants blancs non hispaniques.
Dans l’Union européenne, les enfants ayant des parents ressortissants de pays extérieurs à l’UE sont 2,4 fois plus susceptibles de vivre dans la pauvreté que les enfants dont les parents sont européens. Le rapport souligne donc l’importance de mettre en place des mécanismes de protection sociale spécifiques pour garantir le bien-être des enfants, ainsi que la nécessité d’une volonté politique des États pour agir en ce sens.
Il est important de noter que les données utilisées dans le rapport proviennent d’institutions renommées telles que l’UNICEF et l’OCDE. Ces organisations sont réputées pour fournir des informations fiables et vérifiées. Cependant, il est toujours judicieux de consulter d’autres sources et de recouper les informations pour obtenir une vue d’ensemble plus complète de la situation.
En conclusion, bien que des progrès aient été réalisés dans la réduction de la pauvreté des enfants dans les pays riches, il reste encore beaucoup à faire pour améliorer leur situation. La mise en place de mesures de protection sociale spécifiques et l’engagement politique sont essentiels pour garantir le bien-être de ces enfants vulnérables.