L'école de journalisme ESJ Paris reprise par les propriétaires des médias, dont Vincent Bolloré
Un changement majeur à l’Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ) Paris
L’Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ) Paris, doyenne mondiale en la matière fondée en 1899, vient d’être rachetée par des investisseurs détenant des médias, dont certains groupes aux mains de conservateurs. Parmi les entreprises impliquées dans ce changement, on retrouve notamment Koodenvoi (soutenu par Habert Dassault, propriétaire du Figaro) et La Compagnie de l’Odet (qui supervise le groupe Bolloré, détenteur de Canal+ et Prisma médias), CMA Média, propriété de Rodolphe Saadé (La Provence, BFMTV, RMC), la Financière Agache (appartenant à Bernard Arnault, qui possède Le Parisien et Les Echos), et Bayard Presse (éditeur de La Croix et Phosphore).
Cette reprise de l’établissement voit la présidence être confiée à Vianney d’Alançon, un entrepreneur connu pour ses convictions catholiques. Il succède ainsi à Guillaume Jobin qui a occupé ce poste depuis 2006. Cette nouvelle direction générale par intérim est confiée à Elhame Medjahed, actuelle responsable pédagogique de l’école.
Un nouveau cap pour l’ESJ Paris
Dans un communiqué publié récemment, l’ESJ Paris annonce son intention de renforcer sa position en tant que référence dans le domaine de l’enseignement journalistique, notamment en ce qui concerne l’économie. Cette initiative vise à moderniser et à dynamiser l’établissement pour répondre aux enjeux actuels du secteur du journalisme.
Il est important de noter que l’ESJ Paris ne fait pas partie des 14 écoles reconnues par la profession, contrairement à l’ESJ de Lille, avec laquelle elle n’a aucun lien. Ce changement de propriétaires et de direction soulève des questionnements quant à l’orientation future de l’école et à son indépendance éditoriale.
Les personnalités influentes telles que Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Rodolphe Saadé, les Dassault, Pierre Gattaz et le groupe Bayard qui interviennent dans ce rachat, suscitent des interrogations sur l’impact que ces grands noms des milieux économiques et médiatiques pourraient avoir sur le contenu et l’orientation idéologique de l’établissement. Il est crucial que l’ESJ Paris continue à garantir une formation journalistique de qualité, impartiale et éthique malgré ces changements de propriétaires.
En conclusion, ce nouveau chapitre dans l’histoire de l’ESJ Paris marque un tournant important pour l’établissement et soulève des enjeux cruciaux en termes d’indépendance éditoriale et de qualité de la formation dispensée. Il sera essentiel de suivre de près l’évolution de cette institution emblématique du journalisme français dans les mois à venir.