L'encre utilisée pour sceller IVG dans la Constitution. Une cérémonie symbolique.
Une cérémonie historique pour l’inscription de l’IVG dans la Constitution
La dernière étape pour l’inscription de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution française se tiendra lors d’une cérémonie de scellement prévue le vendredi 8 mars sur la place Vendôme. Cet événement marquant sera honoré par la présence du président de la République, Emmanuel Macron, qui y prononcera un discours. Au centre de l’attention lors de cette cérémonie, une presse historique, datant de 1810 et pesant environ une centaine de kilos, sera utilisée pour apposer le sceau.
Classée au titre des monuments historiques depuis 1908, cette presse est habituellement logée dans le bureau du ministre de la Justice, également connu sous le nom de garde des Sceaux. Depuis 1958, année de l’avènement de la Ve République, elle a été employée pour sceller 14 textes, dont la loi sur l’abolition de la peine de mort en 1981. Le mécanisme de cette presse a été attribué à Schrantz et le meuble à Jacob-Desmalter, selon les informations fournies par le ministère de la Justice sur son site officiel.
Une symbolique riche entoure le sceau utilisé par cette presse historique. On retrouve notamment « Junon assise, coiffée d’une couronne de laurier radiée de 7 points, représentant la Liberté », ainsi que « les feuilles de chêne, symboles de justice et de sagesse ». La couleur du sceau, initialement jaune conformément aux standards du XIXe siècle, a été changée en vert en 2002. Le ministère de la Justice précise que le sceau de la IIe République, défini par un arrêté du 8 septembre 1848, est celui qui est toujours en usage de nos jours, bien que la date de proclamation de la IIe et de la IIIe République ait été effacée vers 1878.
Un moment fort en symboles et en histoire
La cérémonie de scellement de la révision de la Constitution pour l’inscription de l’IVG revêt une importance historique majeure et sera exceptionnellement ouverte au public sur la place Vendôme. La participation du président Macron à cet événement souligne l’importance de cette démarche pour les droits des femmes et pour la société française dans son ensemble.
Cet acte symbolique, associant une presse historique chargée d’histoire et de signification, à un événement marquant pour l’évolution des droits et des libertés en France, témoigne de la volonté de marquer cette avancée légale dans la pierre de la Constitution. La présence de ce sceau chargé de symboles et de représentations rappelle l’importance accordée aux valeurs de liberté, de justice et de sagesse dans la construction de notre société.
Chaque élément de cette cérémonie fait écho à une part de l’histoire de la République française, tout en inscrivant dans le marbre des avancées sociétales importantes. Le sceau, témoin silencieux des évolutions législatives et des combats pour les droits, devient ainsi le garant matériel d’une avancée majeure en matière de droits des femmes et de respect