Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 767 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

Société

L'héritage de l'esclavage : le Commonwealth prêt à entamer les discussions

Le Commonwealth en quête de réparations pour l’héritage du commerce triangulaire

Le 26 octobre, lors d’un sommet tenu aux Iles Samoa, les 56 membres du Commonwealth ont exprimé leur volonté d’engager une « conversation utile, sincère et respectueuse » concernant l’héritage du commerce triangulaire. Des appels à une « justice réparatrice » pour la traite transatlantique ont été évoqués, notamment par de nombreuses nations d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Ces pays souhaitent que le Royaume-Uni et d’autres puissances européennes envisagent une compensation financière pour l’esclavage ou une reconnaissance politique de leurs actions passées.

Joshua Setipa, du Lesotho et candidat au poste de secrétaire général du Commonwealth, a souligné la diversité des formes que pourraient prendre ces réparations, suggérant notamment un soutien financier pour la lutte contre le changement climatique. Ces discussions interviennent dans un contexte où de plus en plus de voix appellent à reconnaître et à réparer les injustices du passé.

Le Premier ministre des Bahamas a lui-même exprimé la nécessité pour le Commonwealth de réclamer « justice » pour les souffrances infligées durant la période esclavagiste. Il a souligné l’importance pour les nations du groupe de faire face honnêtement à leur passé et d’en tirer des leçons pour l’avenir.

Dans ce débat, le Premier ministre britannique Keir Starmer a publiquement rejeté les demandes de réparations, écartant également la possibilité de présenter des excuses lors du sommet. Cette position a été critiquée par certains, notamment au regard de l’implication historique de la famille royale britannique dans la traite des esclaves. Malgré des appels à des excuses de la part de la monarchie, le roi Charles s’est abstenu de tout commentaire en ce sens, préférant mettre en avant la nécessité de tirer des leçons du passé pour construire un avenir plus juste.

Un pas vers la reconnaissance avec la nomination de Shirley Ayorkor Botchwey

À l’issue du sommet, le Commonwealth a annoncé la nomination de la ministre ghanéenne des Affaires étrangères, Shirley Ayorkor Botchwey, en tant que secrétaire générale. Ancienne législatrice et diplomate de renom, elle a soutenu activement l’élaboration d’un accord de libre-échange entre les membres du Commonwealth et s’est prononcée en faveur des réparations historiques.

Shirley Ayorkor Botchwey a dirigé la diplomatie ghanéenne pendant sept ans, notamment durant le mandat de son pays au Conseil de sécurité des Nations unies, et a acquis une expérience significative dans la gestion des relations internationales. Sa nomination marque un pas important vers la reconnaissance des injustices du passé et la volonté d’œuvrer pour une plus grande équité au sein du Commonwealth.

Cette décision souligne l’engagement de l’organisation à aborder les questions difficiles de son héritage colonial, et à travailler vers des solutions inclusives et respectueuses de tous ses membres. Shirley Ayorkor Botchwey aura ainsi un rôle clé à jouer pour promouvoir le dialogue et la réconciliation au sein du Commonwealth, tout en pours

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues