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Lomepal : deux femmes, dont Miranda Starcevic, déposent une nouvelle plainte pour relancer l'enquête sur des viols présumés de 2017

Deux femmes, dont Miranda Starcevic, ont constitué partie civile pour saisir un juge et relancer l'enquête sur des viols présumés en 2017.

Deux femmes victimes présumées de viol ont déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile contre le rappeur Lomepal (Antoine Valentinelli), afin de relancer une enquête que le parquet de Paris avait précédemment classée sans suite. Ce dépôt intervient après que, en janvier, les premières plaintes déposées contre l’artiste aient été écartées par le parquet, qui estimait que les faits n’avaient pas été « clairement établis » au terme des investigations menées à ce stade. Le dossier soulève à la fois des questions judiciaires précises et des enjeux d’appréciation des preuves et des témoignages, au centre du débat public depuis plusieurs mois.

Les faits allégués et le cheminement initial de l’enquête

Les faits rapportés remontent à 2017. Miranda Starcevic a porté plainte en 2020, accusant Lomepal de l’avoir violée en mars 2017 à New York, après un début de rapport consenti qui, selon elle, aurait dégénéré en violences (étranglement, traction des cheveux, introduction du poing dans la bouche). Une autre femme, qui a souhaité garder l’anonymat, affirme avoir été violée par sodomie alors qu’elle dormait en janvier 2017, lors d’une relation naissante avec l’artiste. Une troisième plainte avait également été déposée mais ses auteures ont suivi des trajectoires différentes dans la procédure : deux ont vu leurs plaintes classées et une troisième n’a pas souhaité relancer la démarche pour l’heure, selon son avocat.

Face à ces accusations, Lomepal a nié toute contrainte ou violence dans ses déclarations aux enquêteurs, dénonçant des « mensonges ». Le parquet de Paris a motivé son classement sans suite par l’absence d’éléments matériels permettant d’étayer les récits, la temporalité des faits (plusieurs années auparavant) et la mise en balance des déclarations des parties et de leurs entourages.

La nouvelle plainte avec constitution de partie civile et ce qu’elle vise à obtenir

Les deux plaignantes ont déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile afin d’obtenir la désignation d’un juge d’instruction. En France, la constitution de partie civile permet au juge d’être saisi directement pour instruire les faits et diligenter des actes que le parquet, en phase d’enquête préliminaire, n’aurait pas réalisés — auditions complémentaires, confrontations, actes techniques ou demandes d’expertises. Les avocates des plaignantes mettent en avant la « cohérence, la précision et la réitération » des récits, ainsi que des similitudes dans le mode opératoire dénoncé (lieu tardif de survenue, rapidité des actes, refus de revoir l’auteur présumé après les faits).

Les plaignantes reprochent notamment à l’enquête initiale de ne pas avoir suffisamment entendu des membres de l’entourage commun ou d’avoir passé sous silence des contradictions qu’elles estiment déterminantes. L’une d’elles explique avoir différé son dépôt de plainte par crainte de répercussions familiales — son cousin était alors manager de l’artiste —; l’autre redoute pour sa carrière audiovisuelle. Ces éléments relèvent de la sphère intime et peuvent éclairer la difficulté à rassembler des preuves matérielles après plusieurs années.

Relevé · Fiabilité des sources citées

Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.

  1. Les informations relayées dans le dossier public proviennent principalement d’agences de presse et de médias (AFP, Libération), des déclarations des parties (plaignantes, avocats) et des communiqués ou messages de la défense de Lomepal. L’AFP est une source reconnue pour la fiabilité de ses dépêches et sa méthodologie de vérification factuelle; ses comptes rendus reprennent le texte des dépôts et les positions officielles. Libération est un quotidien national établi et réputé, mais comme tout média, il peut porter un angle éditorial; ses informations restent cependant vérifiables lorsqu’elles s’appuient sur des documents judiciaires ou des déclarations directes.

  2. Les principaux éléments du dossier proviennent cependant d’acteurs directement concernés (victimes, avocats, défense), qui constituent des sources primaires indispensables mais partiales par définition. Le classement sans suite du parquet signale que, sur la base des éléments recueillis lors de l’enquête préliminaire, le ministère public n’a pas estimé qu’il existait des preuves suffisantes pour poursuivre. Cela ne préjuge pas du résultat d’une instruction, mais souligne la difficulté matérielle à documenter des infractions présumées survenues plusieurs années auparavant.

  3. En l’état, les informations publiques permettent de rendre compte des positions et des démarches procédurales engagées, mais n’autorisent pas de conclusion définitive sur la matérialité des faits allégués. La requête en constitution de partie civile et la probable saisine d’un juge d’instruction permettront d’obtenir des actes d’enquête plus contraignants et, potentiellement, des éléments nouveaux susceptibles de faire évoluer l’appréciation judiciaire.

  4. La procédure suit désormais son cours judiciaire; toute évolution notable (ouverture d’une instruction, mise en examen, classement) dépendra des actes et des éléments qui seront recueillis par le juge saisi.

L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.

La rédaction de Commons

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