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Médecins prévoit une augmentation de 1 672 praticiens d'ici 2024, mais des inégalités subsistent entre les départements.

Légère augmentation du nombre de médecins en France en 2024

Dans l’édition 2024 de l’Atlas de la démographie médicale, publiée récemment par l’Ordre des Médecins, une nouvelle encourageante a été annoncée : la France comptait, en 2024, 1 672 médecins en activité régulière de plus que l’année précédente. Ceci représente une augmentation de 0,8 % du nombre total de praticiens, établissant leur nombre à 199 089 au 1er janvier.

Des inégalités territoriales persistantes dans la densité médicale

Malgré cette légère augmentation, la densité médicale en France ne montre qu’une augmentation minime, passant de 294,7 à 296,4 médecins pour 100 000 habitants. Cependant, le Vice-président du Conseil National de l’Ordre des Médecins, le docteur Jean-Marcel Mourgues, a souligné que les inégalités territoriales continuent de se creuser. Les départements avec des centres hospitaliers universitaires ont tendance à attirer des praticiens plus jeunes, tandis que les zones rurales ou périphériques voient leur population médicale vieillir sans se renouveler suffisamment.

Selon l’Atlas, des départements comme l’Indre, l’Eure et le Cher, situés autour de Paris, ont parmi les densités médicales les plus faibles en France. En revanche, des lieux comme Paris, les Hautes-Alpes et le Rhône, ainsi que les régions frontalières, affichent des densités plus élevées.

Par ailleurs, bien que l’âge moyen des médecins en activité régulière ait légèrement diminué, il reste préoccupant de constater que les zones avec une population vieillissante, comme l’Indre, la Creuse et la Nièvre, affichent des densités médicales très faibles pour les personnes de plus de 65 ans, les plus susceptibles d’avoir besoin de soins.

Le docteur Mourgues a anticipé que la densité médicale devrait rester stable dans les années à venir, avant de potentiellement augmenter à partir de 2030, alors que le nombre d’étudiants en médecine en France augmente. Depuis la fin du numerus clausus en 2020, permettant plus de flexibilité dans le recrutement des étudiants en médecine, il est prévu que le nombre total d’étudiants atteigne 12 000 d’ici 2025.

La démographie médicale en France a été affectée pendant de nombreuses années par les effets du numerus clausus, une politique instaurée dans les années 1970 pour limiter le nombre d’étudiants en médecine. Cependant, avec la suppression de cette limite en 2020, une tendance à la hausse du nombre de praticiens est à prévoir dans les prochaines années.

La rédaction de Commons

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