Mimi Marchand renonce à son appel : sa condamnation pour chantage envers Karine Le Marchand devient définitive après les faits de 2020
Affaire Mimi Marchand : découvrez pourquoi son désistement rend définitive sa condamnation pour chantage envers Karine Le Marchand.
Mimi Marchand a renoncé à contester sa condamnation dans l’affaire de chantage visant Karine Le Marchand. Lundi 12 octobre 2026, à l’ouverture de l’audience d’appel, Michèle Marchand, 79 ans, s’est désistée. Cette décision rend définitive la peine prononcée le 1er juillet 2025 : dix-huit mois de prison avec sursis et 25 000 euros d’amende.
Un désistement annoncé à l’audience
Avant de quitter la salle, celle qui est surnommée la « papesse de la presse people » a murmuré une demande de pardon à l’animatrice. Karine Le Marchand lui a répondu par une insulte. Cet échange, rapporté dans le compte rendu de l’audience, témoigne de la tension persistante entre les deux femmes, plus de six ans après les faits.
Interrogée par l’AFP, l’animatrice et productrice de M6 a exprimé sa stupeur devant l’annonce du désistement le jour même du procès. Elle a également souhaité que les condamnations évoquées dans cette affaire constituent un avertissement contre de telles pratiques. Son avocate adverse, Caroline Toby, a expliqué que Mimi Marchand avait pris cette décision compte tenu de sa situation actuelle, sans fournir davantage de précisions, et que le parquet général l’avait acceptée.
Le motif détaillé de ce renoncement n’est donc pas connu. Il serait hasardeux d’y voir une raison personnelle, médicale ou une stratégie particulière. L’élément établi est l’abandon de l’appel : la condamnation de première instance n’est plus contestée dans le cadre de cette procédure. La peine de prison prononcée reste assortie du sursis.
Des photographies prises après une garde à vue
L’affaire remonte à février 2020. La fille de Karine Le Marchand, alors mineure, avait été placée en garde à vue pour acquisition de cannabis. Un paparazzo travaillant habituellement avec Mimi Marchand s’était installé devant le commissariat, dans l’espoir de photographier la jeune fille lorsque sa mère viendrait la chercher. La garde à vue constitue ici le contexte des photographies, et non l’objet de la condamnation de Mimi Marchand.
Le photographe avait toutefois appris que l’animatrice de « L’amour est dans le pré » se trouvait en Suisse. Sans sa présence, les clichés de sa fille seule perdaient, selon lui, leur intérêt commercial. Malgré cette appréciation, Mimi Marchand avait demandé à recevoir les images. Le récit des faits distingue ainsi la prise des photographies de l’utilisation qui en a ensuite été faite auprès de l’animatrice.
Un remboursement obtenu sur la base d’un mensonge
Mimi Marchand avait ensuite alerté Karine Le Marchand, tout en lui assurant que les photographies ne seraient pas publiées. Elle affirmait avoir versé 3 000 euros au photographe pour les bloquer. Elle présentait celui-ci comme un jeune professionnel qu’elle ne connaissait pas, alors qu’il s’agissait de Sébastien Valiela, un paparazzo avec lequel elle entretenait des relations depuis vingt-cinq ans, selon le récit fourni.
Karine Le Marchand lui avait remis 1 600 euros en remboursement de cette prétendue dépense. À la barre, Mimi Marchand avait reconnu avoir menti et accepté cet argent. Ces éléments éclairent le cœur de l’affaire : l’assurance donnée à une mère inquiète au sujet de photographies de sa fille mineure, puis la réception d’une somme présentée comme le remboursement d’une intervention protectrice. La condamnation pour ce chantage a été prononcée le 1er juillet 2025.
Des sources à distinguer des déclarations des parties
L’article d’origine cite l’AFP pour recueillir la réaction de Karine Le Marchand. Cette attribution permet d’identifier la provenance de ses propos, mais ceux-ci restent l’expression de la partie victime, et non une appréciation neutre. La déclaration de Caroline Toby relève, elle, de la défense. Pour la peine initiale, les publications concordantes de RTL et de TF1 Info confortent les montants et la date indiqués. Leur concordance ne garantit toutefois pas des vérifications indépendantes lorsqu’elles reposent sur une même dépêche. Le jugement intégral n’étant pas fourni, il faut éviter d’en extrapoler les motivations.