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Mort de Cédric Chouviat : le procès de trois policiers renvoyé à juin 2027, la famille conteste la qualification pénale retenue

Procès Cédric Chouviat : trois policiers comparaîtront en juin 2027. Découvrez pourquoi la famille conteste la qualification pénale des faits.

Le procès de trois policiers poursuivis pour homicide involontaire après la mort de Cédric Chouviat a été reporté à juin 2027. Initialement prévue les lundi 26 et mardi 27 octobre 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris, l’audience doit désormais se tenir sur trois jours. Ce report intervient alors que la famille du livreur conteste la qualification pénale retenue et demande que les faits soient examinés par une juridiction criminelle.

Un calendrier contesté par les deux parties

Dès le premier jour d’audience, le temps consacré à l’examen du dossier s’est imposé comme un point de désaccord avec le calendrier initial. Les avocats de la famille comme ceux des policiers estimaient que les deux journées prévues ne suffisaient pas, notamment pour débattre de la compétence du tribunal.

Les parties civiles souhaitent en effet plaider l’« incompétence » de la juridiction correctionnelle. Selon elles, les faits reprochés aux policiers présentent un caractère criminel et devraient, à ce titre, être jugés devant une cour d’assises. Cette contestation porte donc sur le cadre même du procès, avant l’examen des responsabilités individuelles. La demande de la famille était déjà annoncée avant l’ouverture de l’audience.

De son côté, la défense a demandé le renvoi en expliquant ne pas avoir disposé d’un délai suffisant pour étudier les conclusions adverses. L’accord des avocats sur la nécessité de reporter les débats ne signifie donc pas qu’ils partagent la même analyse des faits : leurs demandes répondent à des motivations distinctes.

Le tribunal a finalement fixé une nouvelle échéance en juin 2027, avec trois journées d’audience. Ce changement de calendrier ne doit pas être confondu avec une décision donnant raison à la famille sur la qualification criminelle qu’elle réclame.

La qualification des faits au centre du dossier

Les trois fonctionnaires concernés sont Michaël P., Arnaud B. et Ludovic F., âgés respectivement de 40, 35 et 30 ans au moment de l’audience d’octobre 2026. Ils devaient comparaître pour homicide involontaire. Le texte initial précise qu’ils sont placés sous contrôle judiciaire depuis juillet 2020.

Le débat oppose ainsi la qualification actuellement retenue à celle défendue par les proches de Cédric Chouviat. Ces derniers contestent le caractère involontaire des faits et demandent une autre lecture pénale de l’interpellation. Cette divergence était déjà présente dans les étapes antérieures de la procédure, comme le rapportait Le Monde en octobre 2024.

Il convient de distinguer ces positions des conclusions que la justice sera appelée à rendre. Les arguments des parties ne constituent pas, à eux seuls, des faits judiciairement établis. Le report annoncé laisse donc ouverte la question centrale soulevée par la famille, sans préjuger de la culpabilité des policiers poursuivis.

Un contrôle routier suivi d’un décès à l’hôpital

Les faits remontent au 3 janvier 2020, vers 10 heures. Cédric Chouviat, livreur circulant à scooter, est contrôlé par quatre policiers à l’intersection du quai Branly et de l’avenue de Suffren, dans le 7e arrondissement de Paris. Les agents lui reprochent l’utilisation de son téléphone au guidon ainsi que l’illisibilité de sa plaque d’immatriculation.

Âgé de 42 ans, ce père de famille est interpellé puis perd connaissance en quelques minutes. Il meurt à l’hôpital deux jours plus tard, le 5 janvier 2020. Le contrôle, l’interpellation et le décès constituent la chronologie autour de laquelle s’est construite la procédure. L’ouverture du procès, près de sept ans après les faits, était également rapportée par TF1 Info.

Des sources à distinguer des arguments des parties

Le texte d’origine ne fournit ni signature, ni lien vers une décision judiciaire, ni référence permettant d’identifier précisément sa source. Sa traçabilité reste donc limitée. Les publications consultées confortent le contexte du procès et l’annonce du report, mais elles ne remplacent pas la décision du tribunal. Les déclarations attribuées aux avocats doivent, quant à elles, rester présentées comme les positions des parties, et non comme des conclusions indépendantes.

La rédaction de Commons

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