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Procès requis contre un policier pour violences lors d'une interpellation à Paris

Procès requis contre un policier suite à des violences sur un mineur lors d’une interpellation

Un procès a été requis contre un policier pour des violences infligées à un mineur lors d’une interpellation, comme relaté dans le livre « Flic » du journaliste infiltré Valentin Gendrot. Cette décision a été annoncée par le parquet de Paris le mercredi 24 juillet, confirmant une information de Mediapart. Selon le réquisitoire définitif signé le 11 juillet, le ministère public a demandé le renvoi devant le tribunal correctionnel de Marc F., policier à l’époque en poste au commissariat du 19e arrondissement, pour des violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique commises le 12 avril 2019 sur un mineur. La juge d’instruction devra désormais décider de la tenue d’un procès.

Un non-lieu a également été requis concernant d’éventuels faits de faux pour lesquels personne n’avait été mis en examen. L’avocat de Marc F., qui avait été placé sous le statut de témoin assisté, n’a pas réagi pour l’instant. Le parquet a souligné que seul un des passages du livre avait permis de retrouver une procédure pouvant documenter des violences policières lors de cette interpellation de 2019. Le gardien de la paix, âgé de 36 ans aujourd’hui, avait déposé plainte pour outrage et menaces sur personne dépositaire de l’autorité publique, ce qui avait conduit au placement en garde à vue du mineur. En parallèle, le mineur avait signalé les violences subies lors de son arrestation, avec notamment un hématome à l’arcade sourcilière gauche et une excoriation cervicale droite.

Sanctions et enquête administrative

Selon des documents judiciaires consultés par l’AFP, Marc F. avait nié certains coups mentionnés par Valentin Gendrot mais avait reconnu avoir eu un contact physique avec l’adolescent au commissariat. Dans un enregistrement réalisé secrètement à l’époque par le journaliste, on entend le policier parler d’une altercation physique avec le mineur. Il a admis l’avoir poussé pour le contraindre à s’asseoir alors qu’il refusait de le faire, selon le réquisitoire définitif.

Suite à la publication du livre, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait mené une enquête administrative. Le rapport de l’IGPN avait mis en lumière des « manquements professionnels et des comportements contraires à la déontologie policière ». En conséquence, Marc F. avait été sanctionné d’une exclusion de trois jours avec sursis, et trois autres agents avaient reçu des blâmes, notamment pour ne pas avoir rapporté dans le procès-verbal d’interpellation les violences subies par le mineur.

Ces événements soulignent l’importance des enquêtes rigoureuses et des poursuites judiciaires pour assurer la responsabilité des agents de l’ordre et maintenir la confiance du public envers les forces de l’ordre. L’issue du procès à venir permettra de déterminer la culpabilité ou l’innocence du policier incriminé et de

La rédaction de Commons

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