Radio Nova désavoue une chronique de Pierre Metzger après des propos violents visant Vincent Bolloré et Bernard Arnault
Radio Nova désavoue une chronique controversée visant des patrons et retire sa vidéo. Découvrez la réaction de la station et la saisine de l’Arcom.
Radio Nova a pris ses distances, samedi 17 octobre 2026, avec une chronique de Pierre Metzger suggérant des actions violentes contre Vincent Bolloré et Bernard Arnault. La station a annoncé avoir retiré de ses réseaux sociaux la vidéo de cette séquence, diffusée mercredi dans l’émission « La Riposte ». Elle affirme que les propos ne correspondent pas à sa ligne éditoriale.
Une chronique visant plusieurs grands patrons
Dans ce sketch, le chroniqueur évoquait les adresses supposées des deux milliardaires, présentées comme masquées par des bips dans l’article d’origine. Il invitait notamment les manifestants à s’en prendre à Vincent Bolloré, en décrivant un geste de strangulation à l’aide d’une cravate. La séquence comportait également une référence à des tirs à la tête, dans le cadre évoqué d’une partie de balle au prisonnier avec des dirigeants du Medef. Ce contexte doit être conservé pour restituer les propos sans en modifier le sens.
La question des adresses appelle toutefois de la prudence. Le texte fourni les qualifie de « supposées » : il ne permet donc pas d’en confirmer l’exactitude. Les récits consultés ne décrivent pas non plus tous de manière identique leur diffusion et leur masquage. Sans vérification de l’enregistrement intégral, il convient de ne pas présenter comme établi ce qui aurait été audible dans chacune des versions, à la radio ou sur les réseaux sociaux.
Radio Nova désavoue les propos et annonce une réunion
Dans un message transmis à l’AFP, selon l’article d’origine, Radio Nova explique que la séquence ne reflète ni ses valeurs ni sa ligne éditoriale. La station, propriété de Matthieu Pigasse, associe son attachement à la liberté d’expression à un refus de la violence. Le retrait annoncé concerne la vidéo publiée sur ses réseaux sociaux. Il ne doit pas être confondu avec une décision de supprimer l’émission elle-même.
La direction indique également qu’elle réunira les producteurs de « La Riposte » lundi, afin d’éviter qu’une situation comparable se reproduise. Le texte ne précise pas quelles mesures pourraient être prises à l’issue de cette rencontre. Il ne mentionne notamment aucune sanction individuelle contre le chroniqueur ou le présentateur. À ce stade du récit, la réponse annoncée relève donc d’un désaveu éditorial, accompagné d’un échange avec les responsables de l’émission.
Éric Ciotti réclame l’intervention de l’Arcom
Éric Ciotti, président de l’UDR, parti allié au Rassemblement national, a pour sa part annoncé saisir l’Arcom. Dans une lettre publiée sur X, il dénonce la violence des propos et demande notamment la suppression de « La Riposte », une mise en demeure de Radio Nova ainsi que l’examen d’une suspension de la station. Ces demandes expriment la position du responsable politique : elles ne constituent pas une décision du régulateur.
L’article fourni ne rapporte aucune décision de l’Arcom sur cette séquence. Il rappelle en revanche une précédente polémique, au début de 2026, concernant un sketch reprenant une rumeur transphobe visant Brigitte Macron et ironisant sur un prétendu contrôle juif du cinéma. Il précise qu’Akim Omiri, présentateur de l’émission, s’est toujours défendu de tout antisémitisme. Cet antécédent doit rester distinct de la chronique aujourd’hui contestée.
Des sources à distinguer selon leur portée
La déclaration de Radio Nova, attribuée à un message transmis à l’AFP, est une source pertinente pour connaître la position officielle de la station. Elle ne constitue toutefois pas une évaluation indépendante de sa propre responsabilité. Le texte fourni ne donne pas accès au message original : cette attribution doit donc être conservée, sans prétendre avoir consulté directement la dépêche.
De même, la lettre d’Éric Ciotti permet de rapporter ses demandes, mais ses appréciations restent celles d’un acteur politique engagé dans la controverse. Les reprises médiatiques consultées recoupent plusieurs éléments du récit sans remplacer les documents originaux. La vérification complète nécessiterait l’enregistrement intégral, le communiqué de la station et une éventuelle réponse de l’Arcom. Cette distinction évite de confondre faits rapportés, positions des protagonistes et conclusions encore absentes.