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Rentrée 2025 les filles toujours sous-représentées dans les filières scientifiques et numériques selon la DEPP

La DEPP montre moins de filles en maths expertes, NSI et sciences de l'ingénieur. Le plan Filles et maths vise 50% en 2030.

Des chiffres qui soulignent un déséquilibre persistant

Les données administratives et les analyses publiées par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) montrent que, malgré des politiques de sensibilisation, les lycéennes restent globalement moins présentes dans les enseignements scientifiques de terminale générale que leurs camarades masculins. Les mathématiques restent la spécialité la plus choisie par l’ensemble des élèves de terminale (près de la moitié des élèves), mais la proportion de filles qui suivent la spécialité mathématiques est sensiblement inférieure à celle des garçons. Par ailleurs, les enseignements liés aux sciences de l’ingénieur et au numérique affichent des parts féminines particulièrement basses, tandis que les filières artistiques et littéraires continuent d’attirer majoritairement des filles. ([education.gouv.fr](https://www.education.gouv.fr/les-notes-d-information-de-la-depp-89612?utm_source=openai))

Concrètement, les analyses reprises par la presse et par des rapports officiels mentionnent des ordres de grandeur : autour de 15 % de filles inscrites en sciences de l’ingénieur ou en numérique et sciences informatiques, environ 32 % en éducation physique, et des proportions moindres mais notables en mathématiques (aux alentours de 41–42 %) et en physique-chimie (près de 47 %). Ces chiffres traduisent une répartition genrée des choix de spécialités qui reste stable par rapport à la rentrée précédente, sans inversion nette sur l’ensemble du territoire. ([huffingtonpost.fr](https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/elisabeth-borne-fixe-une-strategie-pour-former-plus-de-femmes-dans-les-filieres-scientifiques_249706.html?utm_source=openai))

Quelles différences selon les niveaux d’enseignement en mathématiques ?

Le paysage se nuance selon les niveaux et les options : les filles représentent une large majorité dans l’option « mathématiques complémentaires » (qui permet de conserver un enseignement de mathématiques pour celles et ceux qui n’ont pas la spécialité), tandis qu’elles sont sous-représentées parmi les élèves choisissant l’option « mathématiques expertes », plus exigeante en heures et en contenu. Ce dualisme illustre que le problème n’est pas seulement « suivre ou non des maths », mais aussi l’accès aux niveaux les plus avancés et potentiellement sélectifs. ([m.gslb.senat.fr](https://m.gslb.senat.fr/rap/r25-009-1/r25-009-1_mono.html?utm_source=openai))

Ces écarts ont des conséquences en aval : la moindre présence des filles dans les options avancées de mathématiques et dans NSI peut réduire leur accès aux filières post-bac scientifiques et numériques, où elles sont déjà minoritaires. Les chiffres disponibles montrent que les trajectoires en études supérieures évoluent avec le temps, mais l’effet ne suffit pas à compenser l’écart observé au lycée. ([questions.assemblee-nationale.fr](https://questions.assemblee-nationale.fr/q17/17-2512QE.htm?utm_source=openai))

Quelles réponses du ministère et quels objectifs ?

Pour inverser ces tendances, le ministère a lancé un plan dit « Filles et maths » visant à encourager la persistance des lycéennes en mathématiques et à féminiser les filières scientifiques. La ministre a fixé un objectif public : atteindre 50 % de filles dans la spécialité mathématiques en terminale à l’horizon 2030, en combinant actions de sensibilisation, formation des enseignants et expérimentations locales. Ces annonces politiques s’appuient à la fois sur les constats statistiques et sur des mesures ciblées (classes aménagées, formation initiale et continue des professeurs, actions en partenariat avec des acteurs du monde scientifique). ([huffingtonpost.fr](https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/elisabeth-borne-fixe-une-strategie-pour-former-plus-de-femmes-dans-les-filieres-scientifiques_249706.html?utm_source=openai))

Sur le terrain, la mise en œuvre de ces mesures demandera du temps et des moyens : modifier les représentations sociales, adapter l’orientation dans les établissements et garantir des parcours offrant des chances égales demande une action coordonnée sur plusieurs années.

Relevé · Fiabilité des sources citées

Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.

  1. La DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) est l’organe statistique du ministère de l’Éducation nationale : ses publications reposent sur des bases administratives et des exploitations systématiques des fichiers nationaux de scolarité. Pour des questions portant sur les effectifs et les répartitions par spécialité et sexe, la DEPP est la source de référence et présente un haut niveau de fiabilité pour les ordres de grandeur et les tendances. Ses limites sont surtout liées au périmètre (public + privé sous contrat) et aux délais de consolidation des données, mais les chiffres publiés constituent la meilleure base actuelle pour l’analyse. ([education.gouv.fr](https://www.education.gouv.fr/les-notes-d-information-de-la-depp-89612?utm_source=openai))

  2. Les articles de presse qui relatent ces données (par exemple dépêches AFP republiées par des titres comme HuffPost) sont des sources secondaires utiles pour comprendre le contexte politique et les réactions ministérielles ; ils synthétisent et commentent les notes DEPP mais ne remplacent pas la lecture directe des publications statistiques pour vérifier des valeurs précises. En outre, les compte-rendus parlementaires ou rapports d’instances (Sénat, Assemblée) reprennent souvent ces mêmes chiffres et les replacent dans un débat d’orientation : fiables pour le constat, ils peuvent intégrer des interprétations ou des préconisations politiques. ([huffingtonpost.fr](https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/elisabeth-borne-fixe-une-strategie-pour-former-plus-de-femmes-dans-les-filieres-scientifiques_249706.html?utm_source=openai))

  3. Enfin, il faut rester attentif aux erreurs de retranscription : le texte initial contenait quelques coquilles numériques (pourcentages mal formatés) et des approximations de dates. Pour toute publication ou communication reliant des chiffres à une décision politique, il est préférable de citer directement la note DEPP concernée ou le communiqué officiel du ministère afin d’éviter toute confusion.

  4. En synthèse, le constat est clair et étayé par des données publiques : la mixité par spécialité au lycée demeure inégale et les politiques récentes visent explicitement à réduire ces écarts, mais il faudra plusieurs années et un suivi rigoureux des mesures pour en apprécier l’effet réel.

L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.

La rédaction de Commons

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