Sur la baisse de la consommation chez les adolescents en matière de tabac, d'alcool et de cannabis
Les adolescents français consomment de moins en moins de tabac, d’alcool et de cannabis, selon une enquête réalisée par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). Les résultats de cette enquête, appelée EnCLASS, ont été présentés le jeudi 25 janvier.
Les conclusions de l’enquête sont encourageantes, selon Guillaume Airagnes, directeur de l’OFDT. Plus de 9 500 collégiens et lycéens ont participé à cette étude nationale. Les niveaux de consommation de substances psychoactives étaient en baisse en 2022 par rapport à 2018, bien que la majorité des initiations aient toujours lieu pendant l’adolescence.
En ce qui concerne l’alcool, 43,4% des collégiens ont déclaré avoir expérimenté cette substance en 2022, contre 60% en 2018. L’expérimentation de la cigarette a également diminué, passant de 21,2% en 2018 à 11,4% en 2022. En ce qui concerne le cannabis, 5,3% des collégiens ont déclaré en avoir fait l’expérience en 2022, contre 6,7% en 2018.
Du côté des lycéens, on constate également une baisse significative de la consommation d’alcool. L’expérimentation et l’usage dans le mois sont passés respectivement de 85% à 68,3%, et de 62,1% à 49,3%. La consommation régulière a quant à elle été divisée par trois, passant de 16,7% à 5,3%. En ce qui concerne le tabac, l’expérimentation chez les lycéens a chuté de 53% à 34%. Pour ce qui est du cannabis, 22,5% des lycéens ont déclaré en avoir consommé en 2022, contre 33,1% en 2018.
Ces résultats positifs peuvent être attribués à plusieurs facteurs. Tout d’abord, les campagnes de sensibilisation et de prévention menées par les autorités et les associations ont probablement eu un impact sur les choix de consommation des jeunes. De plus, l’évolution des normes sociales et la prise de conscience des dangers liés à la consommation de ces substances pourraient également expliquer cette diminution.
Il est important de noter que cette enquête ne mesure que les niveaux de consommation déclarés par les adolescents et ne tient pas compte des consommations cachées ou