Suspension d'un abattoir en Savoie suite à des allégations de maltraitance animale par L214 - Nouveaux faits révélés.
Un abattoir de Savoie suspend son activité suite à des allégations de cruauté animale
L’activité d’un abattoir situé à Saint-Etienne-de-Cuines en Savoie a été suspendue à la suite de la réception d’une vidéo de l’association de défense des animaux L214. Cette vidéo met en lumière des « constats de non-conformité » concernant les pratiques d’abattage dans l’établissement, selon un communiqué de la préfecture de Savoie daté du 13 novembre. Les autorités locales ont déclaré qu’une « analyse approfondie » serait menée par les services de l’Etat chargés de la protection animale afin de déterminer les mesures appropriées à prendre.
La préfecture de Savoie a annoncé que les services compétents se rendraient dans l’abattoir dans les meilleurs délais pour évaluer les conditions d’abattage, les procédures documentées et le système de surveillance en place. Des mesures adéquates seront prises concernant la conformité de l’établissement aux normes en vigueur.
L’association L214 a déposé une plainte auprès du parquet d’Albertville, dénonçant des « actes de cruauté et mauvais traitements » infligés à des moutons et des vaches au sein de l’abattoir de Saint-Etienne-de-Cuines. La préfecture a confirmé le dépôt de plainte de l’association et a indiqué qu’une enquête judiciaire était en cours pour faire toute la lumière sur les allégations de L214.
Des pratiques d’abattage contraires à la réglementation en vigueur
L’association L214 a publié une vidéo tournée entre le 29 août et le 1er octobre, montrant des animaux égorgés tout en étant encore conscients, ce qui est en contradiction avec les règles encadrant l’abattage et visant à réduire la souffrance animale. En effet, lors d’un abattage conformément à la réglementation, les animaux doivent être étourdis pour être rendus inconscients avant d’être saignés. Cependant, dans le cas de cet abattoir, L214 affirme que les animaux présentent des « signes de conscience caractéristiques » au moment de la saignée.
Selon les allégations de L214, une fois les animaux suspendus, la plupart d’entre eux manifestent des signes de lutte et de douleur, ce qui va à l’encontre des pratiques acceptables en matière d’abattage. L’association dénonce également des cas de découpe primaire au couteau sur des animaux encore en vie, alors qu’ils devraient être déjà morts à ce stade, comme le prévoit la législation.
L214 a officiellement demandé à la ministre de l’Agriculture, Madame Annie Genevard, ainsi qu’au préfet de la Savoie, la fermeture immédiate de cet abattoir en raison des pratiques inacceptables qui y seraient en vigueur. La mobilisation de la société civile et des autorités compétentes est attendue pour garantir le respect des normes de protection animale et veiller au bien-être des animaux dans les abattoirs de la région.