Violences à l’école : 34 % des élèves de CE2, CM1 et CM2 déclarent avoir subi au moins une forme de violence sexuelle
Violences à l’école : découvrez les résultats de l’enquête DEPP auprès de 11 200 élèves et les précautions nécessaires pour interpréter ces déclarations.
Un tiers des élèves de CE2, CM1 et CM2 (34 %) déclarent avoir subi au moins une forme de violence sexuelle à l’école, selon une enquête de l’Éducation nationale publiée le mardi 27 octobre 2026. Cette proportion atteint 42 % chez les élèves de CE2, les plus jeunes interrogés. Ces résultats rendent compte des situations rapportées par les enfants, selon les catégories retenues dans le questionnaire.
L’étude a été réalisée au printemps 2025 auprès de 11 200 élèves scolarisés dans des écoles publiques et privées sous contrat. Il faut donc distinguer la date de publication de celle du recueil des réponses : les résultats concernent l’année scolaire 2024-2025, et non les seuls événements survenus au moment de leur diffusion.
Des situations déclarées qui nécessitent une lecture précise
Dans l’ensemble des trois niveaux, 22 % des élèves affirment que quelqu’un a essayé de les embrasser, de les toucher ou de les caresser sans leur accord dans leur école. La publication officielle précise que ces faits sont susceptibles de relever de violences sexuelles. Il convient de conserver cette formulation, plutôt que d’attribuer une qualification identique à chacune des situations rapportées.
Une proportion identique, 22 %, indique avoir été gênée par quelqu’un qui la regardait ou voulait la regarder dans les toilettes de l’établissement. Cette catégorie, présentée comme du voyeurisme, doit être comprise à partir de la question effectivement posée aux enfants. Les filles et les garçons déclarent ces différentes violences dans des proportions comparables.
Ces deux pourcentages ne doivent pas être additionnés : le résultat global communiqué par l’enquête est de 34 % pour au moins une forme de violence sexuelle. Il ne faut pas non plus confondre une tentative de contact sans accord avec un contact effectivement subi, puisque la formulation du questionnaire mentionne explicitement des tentatives.
L’article d’origine souligne que l’âge des auteurs des faits n’est pas précisé. Les chiffres présentés ne permettent donc pas d’attribuer ces situations exclusivement à d’autres enfants ou à des adultes. Cette limite doit rester visible, car elle conditionne l’interprétation des résultats et évite de leur faire dire davantage que ce qu’ils établissent.
Les CE2 davantage concernés par les violences physiques
Le constat dépasse les seules violences sexuelles. Au total, 36 % des élèves déclarent être fréquemment victimes d’au moins une forme de violence à l’école, soit un peu plus d’un sur trois. Ce chiffre porte sur la fréquence des atteintes et ne se lit donc pas comme les proportions associées à chaque type de fait.
La mise à l’écart par d’autres élèves est l’atteinte la plus souvent citée, avec 48 % des répondants concernés. Viennent ensuite les insultes ou moqueries (43 %), les bousculades volontaires (38 %), les surnoms désagréables (37 %) et la participation à une bagarre (37 %). Ces catégories décrivent des expériences différentes : participer à une bagarre, notamment, ne précise pas à lui seul le rôle de l’enfant.
Les écarts selon le niveau scolaire apparaissent aussi dans les violences physiques. Parmi les CE2, 45 % déclarent avoir subi des bousculades volontaires, contre 38 % des CM1 et 32 % des CM2. De même, 35 % des CE2 disent avoir été frappés, contre 27 % des CM1 et 23 % des CM2. Ces différences établissent une exposition déclarée plus importante chez les plus jeunes, sans en expliquer les causes.
Une source institutionnelle solide, des limites à respecter
La source centrale est identifiable : la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), qui publie une note accompagnée de données chiffrées. Cette documentation officielle permet de vérifier les principaux résultats repris dans l’article. Elle constitue une base solide pour présenter les déclarations recueillies auprès des élèves.
Sa portée reste toutefois celle d’une enquête déclarative : elle recueille les expériences rapportées par les enfants, et non uniquement des faits ayant donné lieu à un signalement ou à une procédure. Enfin, la mention isolée d’un décret au Journal officiel dans le texte initial ne fournit ni référence ni explication permettant d’en apprécier la pertinence. Elle ne constitue pas, en l’état, une source supplémentaire étayant ces statistiques.