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Watch interpelle le Népal sur des examens médicaux "invasifs" sur les personnes trans.

Le Népal est exhorté à mettre un terme aux examens médicaux imposés à ses citoyens transgenres afin de déterminer officiellement leur identité de genre, selon un rapport de l’organisation Human Rights Watch publié jeudi 15 février. Bien que le pays ait adopté des réformes fondamentales en 2007 interdisant la discrimination basée sur le genre ou l’orientation sexuelle, ces examens médicaux persistants sont jugés « invasifs et humiliants » par plusieurs organisations de défense des droits humains.

Depuis 2015, le Népal a commencé à délivrer des passeports portant la mention « autres » pour les catégories de genre, plutôt que de limiter le choix à « masculin » ou « féminin ». Cependant, Human Rights Watch souligne que cela s’accompagne invariablement d’examens physiques intrusifs pratiqués dans un cadre médical, ce qui ajoute des barrières supplémentaires pour les personnes transgenres.

Pour Manisha Dhakal de l’organisation de défense des droits LGBTQ Blue Diamond Society, ces zones grises autour du changement d’identité officielle perpétuent les difficultés auxquelles les Népalais transgenres sont confrontés depuis des générations. Elle appelle à un véritable changement dans le pays.

Le rapport met en lumière le témoignage de Bhumika Shrestha, qui a dû subir un examen médical malgré la présentation de documents prouvant qu’elle avait subi une intervention chirurgicale pour son changement de sexe. Elle décrit l’expérience comme très inconfortable, expliquant qu’elle a dû se déshabiller pour être examinée, tandis que d’autres Népalais n’ont pas à le faire pour obtenir leur citoyenneté.

Cette pratique va à l’encontre des principes des droits humains et de la dignité des personnes transgenres. Selon Kyle Knight, chercheur en droits LGBT chez Human Rights Watch, « le Népal a pris des mesures importantes pour protéger les droits des personnes transgenres, mais il reste encore du travail à faire ». Il souligne que le gouvernement devrait mettre fin à ces examens médicaux invasifs et adopter un système qui respecte l’autodéclaration de l’identité de genre des personnes transgenres.

Il est également important de noter que ce rapport est basé sur des témoignages individuels et ne représente donc pas un échantillon exhaustif de la population transgenre au Népal. Cependant, il soulève des problèmes importants et met en évidence la nécessité de réformer cette pratique discriminatoire.

Le gouvernement népalais doit maintenant prendre des mesures pour mettre fin aux examens médicaux imposés aux citoyens transgenres et pour garantir que ceux-ci puissent obtenir officiellement la reconnaissance de leur identité de genre sans subir de violation de leurs droits humains. Il est également essentiel que le gouvernement écoute les voix des personnes concernées et travaille en collaboration avec les organisations de défense des droits humains pour mettre en place des politiques et des procédures inclusives et respectueuses de l’identité de genre.

La rédaction de Commons

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