Zara au Royaume-Uni sommée de retirer des photos jugées promouvoir une maigreur malsaine par l'Advertising Standards Authority
L'Advertising Standards Authority britannique a ordonné à Zara de retirer deux images jugées promouvoir une maigreur malsaine, soulignant les risques liés à la représentation corporelle dans la publicité. Malgré les certificats médicaux fournis par Zara, l'ASA a qualifié ces photos d'irresponsables, renforçant la vigilance réglementaire au Royaume-Uni pour protéger l'image corporelle, notamment des jeunes.
Intervention de l’Advertising Standards Authority contre des images jugées problématiques chez Zara
Au Royaume-Uni, l’Advertising Standards Authority (ASA), l’autorité indépendante chargée de réguler la publicité, a récemment pris une décision importante concernant le groupe espagnol de prêt-à-porter Zara. L’ASA a demandé à Zara de retirer deux photographies publiées sur son site internet, estimant que ces images mettaient en scène des mannequins présentant une « maigreur malsaine ». Cette décision, rendue publique le 6 août, souligne la vigilance accrue des régulateurs britanniques face à la représentation des corps dans la publicité et le marketing.
Les clichés en question figuraient dans des carrousels liés à des fiches produit sur le site de Zara. Selon l’ASA, ces images ne doivent plus être utilisées sous la forme qui a suscité la plainte. Bien que Zara ait déjà retiré ces photos, elles restent accessibles dans certains articles, notamment celui de la BBC, qui a couvert cette affaire.
L’ASA a détaillé son analyse en soulignant que, sur la première photo, un mannequin portant une chemise oversize présentait un « point focal » autour de la clavicule, qui apparaissait « visiblement » saillante. La posture du modèle, combinée au vêtement ample, donnait l’impression que ses bras, épaules et poitrine étaient « très minces ». La seconde image montrait un mannequin en robe courte, avec un visage « légèrement émacié », une clavicule « visiblement saillante » et des jambes « particulièrement minces ». Ces observations ont conduit l’ASA à qualifier ces représentations d’irresponsables, en raison du risque de promouvoir des standards corporels potentiellement nuisibles.
Réponse de Zara et contexte réglementaire
Face à cette décision, Zara a réagi en précisant qu’elle avait suivi les recommandations britanniques en matière de santé des mannequins. Lors de l’enquête, le groupe a indiqué avoir demandé aux deux modèles concernées un certificat médical attestant de leur bonne santé avant leur embauche. Un porte-parole de Zara au Royaume-Uni a affirmé : « Nous nous engageons à proposer un contenu responsable et suivons des directives et des contrôles stricts dans la sélection et la photographie des mannequins. » Il a également confirmé que les images incriminées avaient été retirées du site.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de régulation accrue des images publicitaires, notamment en ce qui concerne la représentation des corps. Le Royaume-Uni, à travers l’ASA, est particulièrement vigilant sur les contenus susceptibles d’influencer négativement l’image corporelle, notamment chez les jeunes publics. L’ASA s’appuie sur des critères précis pour évaluer si une publicité ou une image peut être considérée comme irresponsable, notamment en analysant les indices visuels qui peuvent suggérer une maigreur excessive ou malsaine.
Concernant la fiabilité des sources, l’ASA est une autorité reconnue et indépendante, dont les décisions sont basées sur des enquêtes rigoureuses et des critères établis. La BBC, média public britannique de référence, a relayé cette information en s’appuyant sur la décision officielle de l’ASA, ce qui renforce la crédibilité des faits rapportés. Zara, en tant qu’entreprise, a également communiqué officiellement sur le sujet, apportant son point de vue et ses mesures correctives.
En conclusion, cette affaire illustre les tensions entre les pratiques commerciales des marques de mode et les exigences éthiques et sanitaires imposées par les régulateurs. Elle rappelle l’importance d’une représentation responsable des corps dans les médias et la publicité, afin de prévenir la promotion de standards corporels irréalistes ou dangereux.