Alpine triomphe à Fuji devant Peugeot pour le 100e WEC Premier succès de l Alpine n 35 depuis son retour doublé français course marquée par incidents neutralisations gestion des pneus et des arrêts repoussant le sacre Ferrari à Bahreïn
Découvrez comment l'Alpine n°35 a remporté les Six Heures de Fuji devant la Peugeot n°93, une course marquée par incidents, neutralisations et stratégie
L’Alpine n.35 a remporté les Six Heures de Fuji, devançant la Peugeot n.93 pour offrir un doublé français sur cette sixième et avant‑dernière manche du championnat du monde d’endurance (WEC). C’est, selon le récit de la course, la première victoire d’Alpine depuis son arrivée dans le championnat il y a deux ans, une victoire acquise au terme d’une course disputée sur une piste sèche et marquée par des retournements de situation significatifs pour plusieurs favorites, notamment Ferrari.
Déroulé de la course
Les qualifications avaient été dominées par les deux Cadillac, qui signaient les deux meilleurs temps et s’élançaient en tête avec la n.12 devant la n.38. La surprise des qualifications venait de l’Aston Martin n.009, qualifiée en 3e position — la meilleure performance de la marque britannique en Hypercar depuis son arrivée dans la série cette saison.
Au départ, la Cadillac n.12 menait la course lors de la première heure, suivie par la Peugeot n.93, partie troisième sur la grille. La course restait serrée : après soixante minutes, les sept premières voitures se tenaient en l’espace de dix secondes. Une violente sortie de piste d’une BMW Hypercar imposait ensuite une longue neutralisation sous voiture de sécurité pour réparer les barrières.
À mi‑épreuve, la Peugeot n.93 avait pris la tête devant la Porsche n.99, la Toyota n.7 et la Cadillac n.12, avec une lutte intense pour les premières positions. L’Aston Martin n.007 a été contrainte à l’abandon après un accrochage survenu dans la seconde moitié de la course, pendant qu’un nouveau drapeau jaune intervenait après 3h30.
Dans la reprise qui suivit, l’Alpine n.35 remontait progressivement et se retrouvait en seconde position, juste devant la Ferrari n.50 et la Porsche n.6 ; le trio était alors séparé par cinq secondes. La gestion des pneumatiques et le timing des derniers arrêts aux stands allaient s’avérer déterminants. Sur ces éléments, l’Alpine tira son épingle du jeu : après ses derniers ravitaillements et un travail d’équipe efficace, elle passa en tête et creusa un avantage d’environ dix secondes sur la Peugeot n.93, reléguant la Porsche n.6 à la troisième place jusqu’à l’arrivée.
Conséquences et enjeux pour le championnat
Les Six Heures de Fuji coïncidaient avec la 100e épreuve du championnat WEC, qui compte désormais huit constructeurs en catégorie Hypercar et attend d’autres arrivées — Ford et Genesis (groupe Hyundai) étant évoqués pour la saison suivante.
D’un point de vue championnat constructeurs, Ferrari espérait quasiment valider le titre à Fuji : la marque italienne n’avait besoin que d’un petit point de plus que Porsche pour être sacrée. La journée japonaise s’est toutefois transformée en contre‑performance, avec des Ferrari 499P classées en 10e, 11e et 15e positions, n’inscrivant qu’un point contre 37 pour Porsche, repoussant le sacre à la dernière manche à Bahreïn, programmée le 8 novembre.
Sur le plan sportif, la course a mis en lumière l’importance de la stratégie pneumatiques et de la régularité plus que d’une simple vitesse de pointe : plusieurs favoris ont alterné des fortunes diverses, tandis que la constance d’Alpine et la gestion des arrêts ont fait la différence.
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