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Atlético battu 2-1 à Barcelone malgré le coup franc d Álvarez, Simeone doit revoir la gestion du score

Retour sur la défaite 2-1 de l'Atlético à l'Espanyol : Álvarez marque sur coup franc, Simeone doit revoir la gestion du score.

Très actif sur le marché des transferts pour tenter de réduire l’écart avec le FC Barcelone et le Real Madrid, l’Atlético Madrid a manqué l’occasion de commencer sa saison sur une note positive en Liga, surpris dimanche à l’extérieur par l’Espanyol Barcelone (2-1). Les Colchoneros, pourtant auteurs d’un premier acte maîtrisé ponctué par un coup franc magistral de Julian Álvarez (37e), se sont laissés renverser en seconde période après avoir trop privilégié la conservation du score plutôt que d’asseoir leur domination.

Le match en clair : domination avortée et renversement catalan

L’ouverture du score est venue sur coup franc, une réussite individuelle venue souligner la supériorité technique de l’Atlético avant la pause. Les Madrilènes ont eu plusieurs occasions pour creuser l’écart — dont une frappe de Julian Álvarez qui a heurté le poteau (57e) — mais n’ont pas su concrétiser ces temps forts. À l’inverse, l’Espanyol a su rester patient et a trouvé la faille en deuxième mi-temps, profitant notamment des changements opérés par son entraîneur.

Les entrées décisives de Miguel Rubio (73e) et Pere Milla (85e) ont fait basculer la rencontre : deux buts marqués par des remplaçants, symptomatiques d’un Atlético qui a été trop prudent et parfois trop statique pour gérer un avantage fragile. L’Espanyol, auteur d’un second acte plus tranchant, a ainsi signé une victoire méritée au Camp de l’Espanyol, récompensant sa capacité à forcer le rythme et à exploiter les espaces laissés par l’adversaire.

Les choix de Simeone : audace estivale, gestion contestable

Diego Simeone avait pourtant choisi d’afficher ses ambitions en alignant cinq des six recrues estivales dès le coup d’envoi : le milieu offensif espagnol Álex Baena, titularisé aux côtés de Julian Álvarez en lieu et place d’Antoine Griezmann, l’ancien Lyonnais Tiago Almada et le défenseur slovaque David Hancko figuraient dans le onze de départ. L’idée semblait claire : intégrer rapidement les nouveaux visages pour créer des automatismes et renforcer l’attaque.

Pourtant, le plan collectif n’a pas pris la forme espérée. L’équipe a manqué de fluidité et, surtout après l’ouverture du score, de caractère pour prendre des risques offensifs mesurés qui auraient permis de maîtriser le match. Le remplacement différé d’Antoine Griezmann, entré à la 68e minute, illustre le rôle nouveau qui lui est réservé — celui d’un joker de luxe à 34 ans, chargé d’apporter du dynamisme sur la fin de rencontre plutôt que d’être le point d’ancrage permanent de l’attaque.

L’efficacité offensive a aussi fait défaut : hormis quelques séquences de qualité, l’Atlético n’a pas su transformer sa domination territoriale en occasions franches suffisantes. La défaillance dans la gestion du dernier quart d’heure et la vulnérabilité aux contres des Catalans ont été décisives.

Bilan et perspectives

Ce revers inaugural n’est pas fatal mais il pose plusieurs questions : la cohérence du projet de recrutement, l’aptitude du groupe à digérer rapidement les nouveaux entrants et la nécessité d’un plan B lorsque la conservation du score devient problématique. Simeone devra travailler sur la synchronisation des lignes et sur la capacité à réagir quand l’adversaire hausse le rythme.

Sur le plan individuel, Julian Álvarez a montré des qualités indéniables — notamment sur coup franc et dans la finition — mais son influence globale reste à confirmer sur la durée du championnat. Antoine Griezmann, en position de remplaçant, aura la charge de démontrer l’apport décisif attendu en sortie de banc au fil des rencontres.

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La rédaction de Commons

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