David Gaudu savoure ses 24 heures en maillot rouge a la Vuelta et renforce la confiance de Groupama FDJ apres le contre la montre par equipes gagne par UAE et Vingegaard
Après le contre-la-montre par équipes remporté par UAE, Gaudu savoure 24 heures en rouge et renforce la confiance de Groupama-FDJ pour la suite.
David Gaudu a vécu 24 heures hors du commun lors de la cinquième étape de la Vuelta : pendant une journée il a porté le maillot rouge de leader, une parenthèse qu’il décrit comme « l’un des plus beaux moments » de sa carrière. Le Breton de la Groupama‑FDJ n’a ni conservé la tunique ni remporté le contre‑la‑montre par équipes, mais la valeur symbolique de ce court règne dépasse, à ses yeux, le simple classement provisoire.
Une journée d’exception malgré le contre‑la‑montre par équipes
La 5e étape, disputée sous la forme d’un contre‑la‑montre par équipes, a rendu son verdict au profit d’UAE — qui a signé le meilleur temps et récupéré le maillot rouge pour Jonas Vingegaard. Groupama‑FDJ, malgré un effort collectif salué par Gaudu, n’a pas pu rivaliser avec les armadas des spécialistes du chrono et a concédé 25 secondes sur le podium des temps. « On termine à 25 secondes, on fait mieux que le tableau de marche que Marc (Madiot) avait prévu », a commenté le coureur, lucide mais fier du travail accompli.
Sur le plan individuel, Gaudu admet avoir commis « pas mal d’erreurs » sur le chrono, mais relativise : l’objectif n’était pas seulement de conquérir le temps, mais aussi d’offrir un moment fort à son équipe et à sa carrière. Pour le grimpeur âgé de 28 ans, enfiler le maillot rouge, même brièvement, relève d’une autre émotion que les victoires d’étape. Il le dit clairement : « On laisse la tunique rouge, on s’y attendait. Mais franchement, ce n’était que du bonheur. »
Ce que ce maillot signifie pour Gaudu et pour la Groupama‑FDJ
Le bref séjour en tête de la Vuelta représente davantage qu’un instant médiatique : il marque la résilience d’un coureur qui a traversé une saison 2025 difficile, marquée par des blessures et un Giro compliqué. Après un début d’année en dents de scie, Gaudu semble récolter un répit salutaire et souhaite profiter pleinement de ce moment de bonheur sportif.
Sur le plan collectif, la performance de Groupama‑FDJ a été saluée par son leader. Le coureur a cité des coéquipiers qui « ont tout donné » pour tenter de contenir des équipes spécialement entraînées pour le chrono, comme celles d’UAE ou de Visma. Gaudu reconnaît toutefois ses limites : « J’ai atteint mon plafond pour réussir à garder les roues des spécialistes de l’exercice », admet‑il, montrant sa conscience des qualités et des faiblesses qui le définissent comme coureur de grand tour.
La rentrée d’émotions se double d’un discours mesuré sur la suite de la course. Interrogé sur ses ambitions au classement général, Gaudu reste prudent mais motivé : « Je suis toujours dans la même optique de classement général… On verra, j’ai eu tellement de problèmes depuis le début de l’année qu’il y aura un truc qui va se passer. Je ne sais pas pourquoi mais je le sais. » Cette formule, à la fois humble et confiante, illustre un état d’esprit de coureur qui sait apprécier le présent sans lâcher ses objectifs.
Si le maillot rouge n’est resté que 24 heures sur les épaules du Breton, il lui laisse un capital moral important : la preuve, selon lui, qu’il peut jouer des rôles différents, tantôt gagneur d’étapes, tantôt candidat au général. Cette double posture — homme d’attaque et client sérieux pour le classement — rend sa présence au sein des favoris potentiels d’autant plus intéressante pour la suite de la Vuelta.
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