De Zerbi accuse un penalty honteux accordé sans image VAR visible sur la main de Facundo Medina transformé par Mbappé et exige transparence après la polémique Real Madrid 2-1 OM
Après le penalty transformé par Mbappé, De Zerbi réclame la transparence sur l'absence d'appel VAR.
Roberto De Zerbi a résumé en deux mots l’ambivalence qui a marqué la soirée : « fier » et « déçu ». Fier de la prestation générale de son équipe, déçu par l’issue du match et, surtout, par l’événement décisif qui a basculé la rencontre en faveur du Real Madrid : le penalty sifflé après un contact entre le bras de Facundo Medina et le ballon, transformé ensuite par Kylian Mbappé pour donner l’avantage définitif aux Madrilènes (2-1).
Le geste contesté et la réaction de l’entraîneur
La séquence litigieuse, survenue aux alentours de la 80e minute, a déclenché l’ire de l’entraîneur marseillais. De Zerbi a qualifié la décision de « penalty honteux » et a martelé en conférence de presse : « Pour moi, il n’y a pas penalty. Point. » Le coach a insisté sur l’absence d’intention et sur le fait que Medina n’a pas cherché à agrandir sa surface corporelle pour provoquer la faute.
Plus tôt dans la rencontre, l’arbitre Irfan Peljto avait expulsé Dani Carvajal pour un coup de tête porté à Gerónimo Rulli. De Zerbi a pris une position nuancée vis‑à‑vis de cette expulsion, jugeant que le contact « tête contre tête » n’était pas, selon lui, d’une violence nécessitant un carton rouge, tout en rappelant que « c’est la règle » et que l’arbitrage doit s’appliquer de la même manière pour tous.
Le rôle du VAR et les interrogations procédurales
Ce qui alimente le débat au‑delà de l’appréciation du geste, c’est la manière dont la situation a été traitée par le corps arbitral : Peljto a accordé le penalty sans inviter son assistant vidéo à revoir l’action. Dans la pratique actuelle du football professionnel, la VAR est précisément chargée d’intervenir en cas d’erreur « manifeste et évidente ». L’absence de vérification vidéo sur une décision aussi déterminante pose inévitablement des questions quant à l’appréciation portée sur l’incident et sur l’interprétation du protocole VAR par l’équipe d’arbitrage.
Il est tentant d’évoquer des facteurs extérieurs — la pression du public du Santiago‑Bernabéu, un possible besoin de « compenser » après l’expulsion de Carvajal —, mais De Zerbi lui‑même a rejeté l’idée d’une arrière‑pensée polémique, se cantonnant à la seule contestation technique : « Il n’y a pas penalty, jamais. Ni au Bernabéu, ni au Vélodrome, ni à la Real Sociedad. Nulle part. »
Dans l’analyse purement sportive, la question centrale reste l’interprétation de la main : le règlement distingue la main volontaire de la main non volontaire et prend en compte la position naturelle du bras et la distance parcourue par le ballon. Les images disponibles montrent un contact entre le bras gauche de Medina et le ballon, mais l’absence d’intention et l’origine du contact (suite à un tacle) sont des éléments qui, selon certains observateurs, rendaient la sanction discutable.
Évaluation des conséquences et de la communication
L’impact match est évident : la transformation du penalty a scellé la victoire madrilène et privé l’OM d’au moins un point potentiel. Au‑delà du score, l’affaire met en lumière la nécessité d’une communication plus transparente de la part des instances d’arbitrage lorsque des décisions clefs ne font pas l’objet d’un contrôle vidéo. Pour les clubs, le public et les commentateurs, comprendre pourquoi la VAR n’a pas été sollicitée est aussi important que de débattre de la légitimité du penalty lui‑même.
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Conclusion
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Le débat autour du penalty reste avant tout technique : il oppose une lecture stricte de la règle (contact main = faute) à une lecture contextuelle (absence d’intention, bras en position naturelle, action consécutive à un tacle). La controverse est amplifiée par l’absence d’intervention visible du VAR et par l’émotion légitime suscitée par une décision décisive dans un match de haut niveau.
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Pour se faire une opinion pleinement informée, il faudra attendre des éléments officiels de l’arbitrage ou des analyses techniques détaillées. En l’état, la couverture médiatique — utile pour rapporter les réactions et les faits — ne remplace pas la transparence requise pour trancher définitivement sur la conformité de l’arbitrage à la règle et au protocole.
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