Espagne battue à domicile Les Bleus convaincants et prêts pour Euro 2025
Les Bleus remportent un test clé avant l'Euro-2025 : défense, rebonds et leadership, mais le tir extérieur reste à améliorer.
Un test réussi pour les Bleus, dans un contenu qui fait sens pour la préparation finale à l’Euro-2025 : la France a battu l’Espagne 75-67 jeudi à Badalone, un succès qui marque une rupture symbolique et offre des enseignements concrets à deux semaines du début de la compétition en Pologne.
Un succès collectif malgré des difficultés offensives
La rencontre a été principalement dominée par l’équipe de France, qui a mené une grande partie du match et a su conserver une marge suffisante malgré une adresse extérieure très limitée (5/29 à trois points) et une certaine irrégularité dans le jeu intérieur (21/37 à deux points). Les chiffres bruts traduisent une équipe qui n’a pas brillé par sa réussite au tir mais qui a compensé par une défense organisée et une présence aux rebonds — la presse a retenu 26 rebonds défensifs au total pour les Bleus — et par une gestion collective du tempo.
Guerschon Yabusele, capitaine, a incarné ce visage pragmatique : 12 points et 5 rebonds, des chiffres qui traduisent une influence à la fois défensive et dans l’occupation d’espace. Sylvain Francisco, dont la prestation a été soulignée (5 points, 5 passes), a montré des signes de réassurance après avoir été ménagé face à la Grande-Bretagne à la suite d’une mauvaise chute sur l’épaule contre le Monténégro. Son rôle de meneur et sa capacité à organiser le jeu apparaissent précieux pour Frédéric Fauthoux, qui maintient son bilan invaincu depuis sa prise de fonctions après les Jeux Olympiques 2024.
La réaction collective des Français après le trou d’air qui a permis à l’Espagne de revenir à deux points montre aussi une maturité dans la gestion des phases tendues : les rotations et la discipline défensive ont suffi à enfermer le match et à empêcher la Roja de renverser la rencontre.
Enjeux sportifs et pistes d’amélioration avant l’Euro
Ce succès a une portée au-delà du simple résultat : il brise une série de cinq défaites consécutives contre l’Espagne et met fin à une disette de victoires face à ce rival remontant à 2014. Sur le plan psychologique, c’est un coup d’arrêt positif pour une sélection qui avait vécu la douleur d’une finale perdue face à l’Espagne il y a trois ans.
Sportivement, la France conserve cependant des chantiers ouverts. L’adresse à longue distance doit impérativement s’améliorer : 5/29 est un niveau qui ne permettra pas de s’imposer durablement contre des équipes de haut niveau en phase finale. Le travail sur les lancer-francs, la création de tirs ouverts pour les shooteurs et la fluidité offensive seront au cœur des prochains entraînements. La gestion des rotations, la condition physique et la capacité à éviter les trous d’air sur un match entier sont autant d’éléments que le staff devra affiner.
Sur le plan des choix de sélection, la performance de Francisco — ménagé dans le match précédent — pourrait jouer en sa faveur pour figurer dans la liste finale des 12 joueurs qui disputeront l’Euro. Avant le déplacement à Katowice pour affronter la Belgique en ouverture, la France jouera encore un match retour contre l’Espagne à Bercy puis un test contre la Grèce à Athènes le 24 août, autant d’occasions pour Fauthoux d’ajuster son équipe.
Contexte et calendrier
Le match de Badalone s’inscrit dans une série de préparations qui a vu la France gagner contre le Monténégro (81-75) et la Grande-Bretagne (74-67), des adversaires de profil différent. Les Bleus aborderont l’Euro-2025 (27 août-14 septembre) avec l’objectif de capitaliser sur cette dynamique défensive tout en corrigeant les lacunes offensives pour espérer jouer un rôle majeur dans la compétition.
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