EuroBasket choc la Finlande élimine la Serbie portée par Nikola Jokic 92 86 Lauri Markkanen 29 points et la Finlande pourrait affronter les Bleus en quarts à Riga
La Finlande bat la Serbie 92-86 à Riga (Markkanen 29 pts). Une victoire qui pourrait l'opposer à la France en quarts : analyses et chiffres.
La Serbie, tenue pour la grande favorite de cet EuroBasket en grande partie grâce à la présence de Nikola Jokić, a été éliminée dès les huitièmes de finale par la Finlande, 92-86, samedi soir à Riga. La défaite signe un coup de tonnerre : malgré une prestation individuelle remarquable du pivot serbe (33 points, 8 rebonds, 3 passes), les Serbes n’ont pas su contenir une Finlande inspirée par Lauri Markkanen (29 points, 8 rebonds, 3 passes), auteur d’un match de très haut niveau et libéré dans les dernières minutes de la rencontre. La Finlande affrontera mercredi prochain le vainqueur du match Géorgie–France pour une place en demi-finale, un enjeu qui rebat les cartes dans la partie haute du tableau.
Les raisons de la surprise serbe
Sur le papier, la Serbie présentait l’une des équipes les plus redoutables du tournoi : profondeur d’effectif, expérience internationale et la présence d’un MVP NBA au centre du dispositif. Pourtant, plusieurs éléments expliquent cette élimination prématurée. D’abord, l’équilibre collectif finlandais a fonctionné ; Markkanen n’a pas été seul et l’équipe a su multiplier les solutions offensives et contrer les initiatives de Jokić par une défense physique et un rebond agressif.
Ensuite, la gestion des possessions cruciales en fin de match a tourné en faveur des Finlandais, qui ont su convertir des tirs à haute valeur et limiter les contributions extérieures serbes. Enfin, l’EuroBasket rappelle que les tournois courts amplifient l’effet d’un grand soir d’un adversaire et réduisent les marges d’erreur : une équipe favorite peut être éliminée sur une performance collective adverse supérieure pendant 40 minutes.
Autres enseignements des huitièmes
La journée a aussi confirmé que l’entrée dans la phase à élimination directe réserve son lot de frayeurs. La Turquie et l’Allemagne, pourtant données favorables, ont dû s’employer pour se qualifier. La Turquie, menée à la pause contre la Suède, s’est imposée 85-79 grâce notamment à l’apport massif d’Alperen Şengün (24 points, 16 rebonds, 6 passes), qui a pesé en seconde période et dans la finition du match. La Suède, qui dispute sa première phase finale, a montré des qualités collectives encourageantes mais a manqué de constance dans le deuxième acte.
L’Allemagne, championne du monde en titre, a dominé le Portugal 85-58 mais a connu des moments de doute : les Portugais menaient encore à la pause (32-31) grâce notamment à Neemias Queta (18 points, 11 rebonds). La bascule s’est opérée après la pause, avec un dernier quart-temps à sens unique pour les Allemands (33-7), ponctué par plusieurs tirs primés et des rotations mieux maîtrisées, dont des contributions de Maodo Lo.
Enfin, le derby baltique entre la Lettonie, pays hôte, et la Lituanie s’est soldé par une victoire lituanienne 88-79. Malgré une performance individuelle exceptionnelle de Kristaps Porziņģis (34 points, 19 rebonds), la Lettonie n’a pas trouvé les ressources collectives pour renverser le cours du match.
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En conclusion, cet EuroBasket continue de produire des surprises et met en lumière la nature incertaine des tournois à élimination directe : la présence d’une superstar n’offre aucune immunité. Pour comprendre pleinement ces résultats, il faudra compléter les constats chiffrés par des éléments tactiques et des témoignages recueillis auprès des acteurs concernés, et s’appuyer sur des sources officielles pour confirmer les données.
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