Euroligue : ASVEL, Monaco et Paris frappés dès l'ouverture - départs estivaux, manque de profondeur et absence de constance collective exposent la fragilité des clubs
Ouverture d'Euroligue : ASVEL battu, Monaco et Paris perdent aussi. Départs estivaux et manque de profondeur expliquent la fragilité.
Villeurbanne a manqué l’ouverture d’Euroligue malgré une performance individuelle de haut niveau de Nando De Colo. L’ASVEL s’est inclinée 80-77 contre Valence à l’Astroballe, une rencontre indécise jusqu’à la dernière minute où Darius Thompson a délivré les Espagnols d’un tir à trois points à quatre minutes du terme. De Colo (38 ans) a terminé meilleur marqueur villeurbannais avec 17 points et a été l’un des rares à peser offensivement, mais son apport individuel n’a pas suffi face à une équipe valencienne bien organisée et collective autour de joueurs comme Matthew Costello, Nathan Reivers (13 pts) et Omari Moore (12 pts).
Villeurbanne : un effectif limité, des ambitions réalistes
L’analyse structurelle est claire : l’ASVEL apparaît fragilisée par les départs estivaux — Théo Maledon, Paris Lee, Neal Sako (parti à Valence) — et par une rotation réduite à treize joueurs. Cette configuration complique la double ambition de rivaliser en championnat de France et de tenir la cadence exigeante de l’Euroligue. L’équipe a montré quelques signes positifs, notamment lors d’une victoire écrasante en Betclic Elite contre Nancy (115-71), mais l’absence répétée de recrues majeures comme Thomas Heurtel a privé la formation de ressources stratégiques au moment décisif.
Sur le match contre Valence, Villeurbanne a mené à la mi-temps (45-34) et était encore en tête au début du dernier quart (61-60). Mais l’adresse valencienne dans la seconde moitié, et la capacité de Valence à partager le scoring, ont permis aux visiteurs de reprendre l’avantage. Pour l’ASVEL, la question principale reste la profondeur de banc et la gestion de la fatigue sur une saison à haute intensité.
Paris : transition douloureuse face au champion d’Europe
Le Paris Basketball a également débuté sa campagne européenne par une défaite, lourdement dominé 96-77 par Fenerbahçe, tenant du titre. Les Parisiens ont montré des moments d’orgueil — notamment grâce à Nadir Hifi qui a fini meilleur marqueur avec 23 points et a brillé à trois points — mais ont lâché en fin de troisième quart-temps lorsque les Turcs ont accéléré. Fenerbahçe, porté par Devon Hall (22 pts) et Talen Horton-Tucker (20 pts), a su capitaliser sur son efficacité près du cercle et une rotation qui demeure riche malgré des départs estivaux.
Le club parisien traverse une période de reconstruction : l’entraîneur Tiago Splitter a quitté le navire, remplacé par Francesco Tabellini, et plusieurs cadres sont partis — à commencer par TJ Shorts. Ces mouvements expliquent en partie la discontinuité affichée sur le terrain. Le staff et la direction devront rapidement stabiliser un projet qui vise non seulement à rester compétitif en Euroligue mais aussi à retrouver l’identité collective qui avait permis au club de surprendre la saison précédente.
Monaco : promettre plus que livrer
Monaco s’est éveillé trop tard pour renverser Zalgiris Kaunas et a concédé une défaite 84-89 à domicile. Mike James a fait ce qu’il fallait en fin de match (24 pts) et a permis de réduire l’écart à un point à cinquante secondes du terme, mais la Roca Team a souffert d’un départ manqué et d’un manque d’intensité collective face à une équipe lituanienne bien huilée. Moses Wright s’est distingué côté Kaunas avec 21 points et 6 rebonds, tandis que Sylvain Francisco a apporté une première période solide pour les visiteurs.
Les Monégasques, emmenés par Vassilis Spanoulis, disposent de talents individuels (Theis, Mirotic, James) mais doivent travailler la constance et la gestion des temps faibles pour rester en course sur la scène européenne.
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