Federer : "Le tennis ne me manque pas, je me sens en paix avec moi-même"
Roger Federer : Un Retour Médiatique Remarqué
Il se fait rare sur le circuit depuis qu’il l’a officiellement quitté en tant que joueur. Roger Federer avait promis lors de sa retraite officielle à l’occasion de la Laver Cup en septembre 2022 qu’il ne deviendrait pas un « fantôme » ou un « étranger » pour le monde du tennis. Mais le Suisse connaît trop l’importance de la rareté pour sacraliser les événements, alors il a limité ses réapparitions : une à Wimbledon en juillet dernier, l’autre à Shanghai en octobre, et c’est à peu près tout. Mais jeudi, il a fait un retour médiatique remarqué à l’occasion d’un entretien fleuve paru dans GQ.
Si les sujets évoqués ont été nombreux – de son rapport à la mode à ses activités actuelles –, Federer s’est beaucoup exprimé sur sa retraite. De nombreuses larmes avaient coulé dans l’O2 Arena mais il assure qu’il ne regrette rien. « Je suis soulagé. Vraiment. Ces dernières années ont été assez difficiles avec mon genou et tout ça. Je sentais la fin approcher. Une fois que tu as passé le cap, une fois que tu es officiellement à la retraite, tu expires un grand coup et tu te dis, ‘Bon, voilà… Quand même, qu’est-ce que c’était bien.' »
Pas de syndrome de la « petite mort » donc ou d’envie de replonger ? « Ça ne me manque pas. Je me sens en paix avec moi-même, a-t-il insisté. Je pense que c’est aussi parce que je sais que mon genou, mon corps et mon esprit ne me permettraient plus d’être sur le terrain. J’ai fait du mieux que j’ai pu, alors ça va. Aujourd’hui, il m’arrive de jouer au tennis avec mes enfants. L’autre fois, j’ai réservé un court avec ma femme pour la première fois de ma vie. C’était il y a un mois ou deux, et on est allés jouer à côté de nos enfants qui prenaient un cours. J’adore jouer au tennis et je m’étais toujours dit : ‘Quel sera le moment où je prendrai ma retraite, où je retournerai sur un court de tennis et où je n’aurai plus à m’améliorer ?’ Aujourd’hui, qu’est-ce que ça peut faire si je rate un coup droit ? Qui se soucie de savoir si je m’améliore ou pas ? »
Débarrassé de cette pression constante, Federer croque donc à pleines dents dans sa nouvelle vie très remplie, entre ses enfants, ses nombreuses affaires (sponsors et partenaires, marques de chaussures, de lunettes, etc.) et sa fondation. Dernièrement, il a voyagé en famille en Thaïlande et est en ce moment en Californie où il a fait une apparition sur le tapis rouge des Oscars avant éventuellement de faire un petit tour du côté d’Indian Wells, qui sait ?
Car s’il n’a plus vraiment le temps de regarder les matches, le Bâlois suit les résultats du circuit et garde un œil sur ses anciens rivaux. Détaché personnellement de toute compétition désormais, il apprécie d’autant plus ce qu’ils sont encore capables de faire. « J’ai conn