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Filière hippique : courses annulées, manifestations à Paris

La mobilisation contre l’augmentation de la fiscalité des jeux hippiques en France

Il n’y aura pas de trot ni de galop sur les hippodromes de France, jeudi 7 novembre. La filière hippique a décidé d’annuler les courses prévues en soutien à la grève et à la manifestation des associations et professionnels des courses qui se déroulera à Paris ce jour-là. Les amateurs de PMU ne pourront donc pas parier, alors que 25 courses étaient initialement prévues. Cette mobilisation vise à protester contre un amendement du gouvernement au projet de budget de la Sécurité sociale, visant à augmenter la fiscalité des jeux et paris, notamment hippiques.

L’amendement gouvernemental prévoit une augmentation de la taxe sur les produits bruts des jeux des paris hippiques passés dans le réseau physique (PMU, hippodromes) de 6,9% à 7,5%. Pour les paris en ligne, cette taxe passerait de 6,9% à 15%. Cette mesure vise également à augmenter la fiscalité sur les publicités et offres promotionnelles des opérateurs, ainsi que sur le produit brut de certains jeux de casinos, du poker en ligne et des paris sportifs physiques et en ligne. Ces ajustements pourraient générer jusqu’à 200 millions d’euros de recettes supplémentaires par an.

La filière des courses hippiques a vivement critiqué cette décision du gouvernement, dénonçant un choix « mortifère » qui mettrait en péril l’activité de plusieurs centaines d’acteurs agricoles, d’éleveurs et d’entraîneurs. Selon Stéphane Meunier, président du Syndicat des entraîneurs, drivers et jockeys de trot (SEDJ), cette augmentation représenterait un manque à gagner de 35 millions d’euros par an pour le secteur, affectant gravement les petites structures déjà fragilisées par une décennie de difficultés économiques.

Une mobilisation intense pour défendre un écosystème vertueux

L’amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale, suite à une vive opposition des acteurs de la filière hippique et de certains élus. Le ministre du Budget, Laurent Saint-Martin, s’est également prononcé contre cette mesure, soulignant l’importance de protéger les acteurs de la vie hippique de toute fiscalité excessive qui entraverait leur activité. Il a indiqué une volonté de stabiliser la fiscalité des paris hippiques physiques ou en ligne à un taux de 7%.

Malgré le rejet initial de l’amendement, les organisations du secteur restent mobilisées, craignant que la question ne soit à nouveau soulevée au Sénat ou à un autre stade du processus budgétaire. Une manifestation s’est tenue à Paris en début d’après-midi, réunissant près de 5 000 personnes. Cette démarche exceptionnelle a conduit à l’annulation de toutes les courses de la journée en France, une mesure rarissime qui témoigne de la fermeté des professionnels face à cette question.

Les chiffres de l’Institut français du cheval et de l’équitation soulignent l’importance économique des courses hippiques en France, avec 226 hippodromes organisant plus de 18 000 courses par an et soutenant près

La rédaction de Commons

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