Gaël Monfils battu au premier tour à Flushing Meadows en cinq sets le constat d usure à 39 ans mais la volonté de continuer vers 40 ans et viser les JO 2028 avec son nouvel entraîneur Dorian Descloix
Éliminé en cinq sets par Roman Safiullin à Flushing Meadows, Monfils reconnaît l'usure mais veut poursuivre jusqu'à 40 ans et viser les JO 2028.
Gaël Monfils quitte l’US Open avec une nouvelle désillusion, mais sans renoncer. Battu en cinq sets par le Russe Roman Safiullin (6-4, 2-6, 6-1, 3-6, 6-4), le Parisien a quitté Flushing Meadows conscient d’avoir tout donné mais privé d’un niveau de jeu suffisant pour aller plus loin. « J’ai donné le maximum mais il a été plus fort que moi aujourd’hui », a-t-il admis à l’issue du match, résumant sobrement une tournée nord-américaine qui ne ressemble pas à celle qu’il espérait. Monfils repart avec le sentiment d’une occasion manquée, mais aussi avec la lucidité d’un joueur qui mesure ses limites actuelles sans chercher d’excuses faciles.
Un revers amer à Flushing Meadows
La rencontre contre Safiullin a été à l’image des récentes sorties du vétéran : âprement disputée, ponctuée de hauts et de bas, et finalement perdue sur des détails. Le match s’est étiré sur cinq manches, la quatrième confrontation en cinq sets de Monfils au premier tour d’un Grand Chelem cette année, preuve d’un combat âpre mais d’une incapacité à imposer une régularité sur la durée. Monfils a concédé que le Russe a pris plus de risques et su aller chercher son match, tandis que lui a souffert d’un torticolis — sans toutefois s’en servir comme justification. « À partir du moment où on arrive sur le terrain, on oublie tout ça », a-t-il expliqué.
Ce revers intervient après des éliminations précoces à Washington (ATP 500) et à Toronto (Masters 1000) en juillet, et s’inscrit dans une série de performances en berne : selon l’article d’origine, Monfils n’a remporté qu’un match lors de ses six derniers tournois. Ces chiffres, s’ils demandent vérification match par match, traduisent néanmoins une tendance claire : le niveau moyen de jeu du Français est en recul par rapport aux attentes qu’il s’impose.
Une carrière qui force le respect, mais des questions pour la suite
À 38 ans, bientôt 39 (il fêtera son anniversaire le 1er septembre), Monfils reconnaît son usure. « Ça fait déjà vachement d’années que je suis bien usé », confiait-il, évoquant une période plus difficile depuis près d’un an et demi. Malgré cela, il refuse l’idée d’un retrait immédiat : la motivation est toujours là, le désir de jouer aussi. Il a réaffirmé son objectif personnel de tenter de jouer au moins jusqu’à 40 ans et n’a pas caché son intérêt pour une éventuelle participation aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.
Sportivement, Monfils va tenter d’inverser la tendance. Il prévoit de profiter des prochains jours pour se ressourcer en famille puis d’aborder la tournée asiatique, où il devrait être accompagné par son nouvel entraîneur Dorian Descloix, entré dans son équipe juste avant Wimbledon. L’ancien top 10 mondial souligne qu’il ne veut pas « être là sans performer » : il jouera, mais il veut « mieux faire ». Les semaines à venir seront déterminantes pour savoir si un ajustement d’entraînement, de préparation physique ou de stratégie permettra au Français de retrouver la régularité qui a fait sa force par le passé.
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Conclusion
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Monfils repart de New York avec la déception d’un Grand Chelem avorté mais avec une volonté affichée de continuer et d’améliorer son jeu. À l’approche de ses 39 ans, la question n’est pas tant de savoir s’il restera sur le circuit que de déterminer dans quelles conditions il pourra encore rivaliser au plus haut niveau. Les prochains mois et la tournée asiatique, sous la houlette de son nouvel encadrement, diront si la spirale peut être inversée.
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