Galen : un retour rapide vers la victoire
Des huitièmes de finale peu palpitants en Ligue des champions
Une frappe puissante en pleine lucarne, synonyme de victoire arrachée au bout du temps additionnel : le moins que l’on puisse dire, c’est que Galeno a mis les formes pour faire rugir l’Estadio do Dragao de plaisir. Grâce à son coup de canon tardif mais ô combien appréciable, le Brésilien a permis à Porto de venir à bout d’Arsenal, ce mercredi (1-0). Cette inspiration géniale a eu le mérite d’égayer une partie longtemps soporifique. À vrai dire, c’est aussi, pour l’instant, l’un des seuls moments frissons du début d’année 2024 en Ligue des champions.
Lorsque M. Gozubuyuk a sifflé la fin du match au Portugal, le rideau est tombé sur les manches aller des huitièmes de finale de Ligue des champions. À mi-parcours, force est de constater que les huit rencontres disputées jusque-là ont été au mieux peu exaltantes, au pire très décevantes. Au total, elles ont donné lieu à quatorze buts inscrits. C’est peu (1,75 but par match), et c’est moins qu’en 2021 (24 réalisations cumulées), 2022 (20) ou 2023 (17).
Au-delà du nombre de buts marqués, qui ne permet, il est vrai, de voir le problème que par le petit bout de la lorgnette, il y a la qualité de jeu. Et sur cet aspect, on n’a pas non plus été franchement gâtés. En même temps qu’un Porto-Arsenal sans cesse haché par de trop nombreuses fautes commises de part et d’autre, la confrontation entre Naples et le FC Barcelone a été à l’image du football pratiqué par les deux formations cette saison, c’est-à-dire très fade. De même, la première période de PSG – Real Sociedad avait été un condensé d’erreurs et d’approximations techniques inhabituel en huitième de C1.
Des affiches décevantes et des cadors décevants
Exception doit être faite de Manchester City, qui a déroulé son jeu sans sourciller à Copenhague (1-3), l’adversaire le plus faible encore présent à ce stade de la compétition. Par conséquent, aucun match aller n’a véritablement marqué les esprits. Celui ayant opposé le RB Leipzig au Real Madrid aurait pu prendre une tournure intéressante, mais le but inscrit par les Rotten Bullen à la 2e minute a été refusé et, derrière, les Merengue l’ont emporté au métier (0-1). En bref, il a manqué un scénario palpitant, digne du Liverpool-Real de la saison passée (2-5), qui avait d’emblée donné le ton de la phase finale.
Reconnaissons qu’en 2023-24, le tirage au sort n’a rien fait pour arranger la situation, puisqu’aucune affiche ne semblait véritablement alléchante. Il n’empêche, on était légitimement en droit d’en attendre plus d’Arsenal, qui distribue les gifles en Premier League, ou de Paris, qui se promène en Ligue 1