Handball Ligue des champions Nantes écrase Kolstad 39 à 24 grâce au gardien Ignacio Biosca 19 arrêts et Aymeric Minne 8 buts et relance ses ambitions avant Lisbonne et Kielce
Nantes relance sa campagne en Ligue des champions (39-24). Biosca stoppe 19 tirs, Minne marque 8 buts : décryptage et enjeux avant Lisbonne et Kielce.
Nantes a relancé sa campagne en Ligue des champions en dominant largement les Norvégiens de Kolstad (39-24) mercredi au palais des sports. Après deux revers initiaux — contre Berlin (40-34) à domicile et à Veszprem (30-25) — les Nantais ont montré un visage plus convaincant et empochent une victoire qui relance leurs ambitions dans le groupe A, où figurent notamment Aalborg, le Sporting et Veszprem, déjà à deux succès chacun.
Une performance collective portée par le gardien et les transitions
La rencontre s’est décantée en deux temps. Kolstad a résisté une quinzaine de minutes, puis Nantes a enclenché un premier break en fin de première période, passant d’un score serré (12-11) à une avance significative (19-11, 25e). La domination s’est poursuivie dès le début de la seconde période : le score est rapidement passé de 21-13 à 29-15 (39e), traduisant l’effondrement défensif et la multiplication des pertes de balle dangereuses des Norvégiens.
La performance de l’équipe s’est appuyée sur un duo efficacité-gardien. Ignacio Biosca a réalisé une prestation remarquable, affichant 19 arrêts sur 43 tirs, soit environ 44 % d’arrêts, un taux élevé qui a considérablement désorganisé les attaques adverses. Ces arrêts ont offert de nombreuses occasions de contre-attaques que Nantes a su convertir, profitant de la vitesse et de la qualité d’exécution en transition.
Offensivement, plusieurs joueurs ont apporté des solutions tranchantes. Aymeric Minne a terminé meilleur buteur de la partie avec 8 réalisations sur 9 tentatives, illustrant une grande précision. Ian Tarrafeta et Noam Léopold ont aussi été productifs et efficaces dans leurs temps de jeu, contribuant à creuser l’écart avant la pause.
Les moments de spectacle ont rythmé la rencontre et révélé une équipe en confiance : une interception de Thibaud Briet a permis à Minne d’exécuter une « roucoulette » — un tir avec effet au rebond — et Julien Bos a délivré une passe remise en volley pour Kauldi Odriozola, séquence symptomatique d’une supériorité technique et collective au filet.
Ce qu’il faut retenir et les prochains défis
Cette victoire est évidemment positive pour Nantes mais elle appelle à la prudence. Kolstad n’a pas été au meilleur de son niveau et l’écart final (15 buts) reflète autant la conquête nantaise que la faiblesse relative de l’adversaire ce soir-là. Les Nantais doivent désormais confirmer lors de leurs deux prochains déplacements, à Lisbonne puis à Kielce, confrontations qui seront de véritables tests de continuité et de montée en puissance.
Sur le plan tactique, Nantes a su exploiter les pertes de balle adverses et opérer en supériorité dans les espaces ouverts, avec une bonne alternance entre jeu rapide et phases de percussion placée. Défensivement, l’équipe a bénéficié d’une organisation plus solide que lors des précédentes sorties, mais il conviendra d’observer sa capacité à répéter ce niveau face à des adversaires mieux armés collectivement et individuellement.
Enfin, cette victoire permet aux joueurs et au staff de reprendre confiance et de relancer la course à la qualification dans un groupe dense. Rester régulier, limiter les fautes inutiles et préserver la fraîcheur physique lors des rendez‑vous européens seront des facteurs clés dans la suite de la campagne.
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