Hangzhou, Bublik s'impose aux deux tie-breaks face à Valentin Royer, coup d'arrêt émotionnel pour le finaliste novice après son exploit contre Rublev
À Hangzhou, Bublik l'a emporté face à Valentin Royer aux deux tie-breaks. Retour sur une finale sans break et l'émotion du Français.
Alexander Bublik et Valentin Royer ont offert mardi à Hangzhou une finale d’une rare densité, où chaque point a compté. Après un duel sans le moindre break, le Kazakh a finalement arraché la victoire sur deux tie-breaks et une poignée de points, au terme d’un match qui a laissé l’émotion poindre chez le Français, pour qui cette première finale marque un tournant.
Un match serré décidé au détail
« Il a joué incroyablement bien et je ne m’attendais pas à ça », a reconnu Alexander Bublik, conscient d’avoir eu fort à faire face à un adversaire surprenant. Le match n’a pas connu de break et s’est joué sur quelques échanges décisifs : deux tie-breaks, quelques points gagnants au bon moment et un ace à 220 km/h – un service fulgurant de Bublik – ont fait basculer l’issue en faveur du Kazakh.
Valentin Royer, qui disputait sa première finale, a lui aussi mis des mots sur ce format extrêmement serré : « C’était un sacré match, ça s’est joué à pas grand-chose », a-t-il expliqué, évoquant des coups droits manqués ici ou là et une possible fatigue accumulée au fil de la semaine. Mesuré malgré la déception, il a reconnu que la gestion des moments-clés, en particulier dans les tie-breaks, avait fait la différence.
Les statistiques et la dramaturgie ont été ponctuées par des instants de haute intensité : Bublik, en grande forme, a imposé son service et ses frappes, tandis que Royer a proposé un jeu courageux, ne cédant pas sous la pression d’une finale inédite. Le scénario souligne à la fois la performance du vainqueur et la proximité du match, chaque point pouvant encore être analysé comme un tournant potentiel.
Un tremplin pour Valentin Royer
La semaine de Royer restera dans sa mémoire. Outre sa première finale, le Français a signé des victoires marquantes, dont celle contre Andrey Rublev — ancien Top 5 et tête de série numéro 1 — qui constitue l’un des plus gros succès de sa carrière. Royer a raconté comment il a abordé ce match : en « découpant » l’adversaire en simple joueur et en s’appuyant sur l’expérience acquise face à des stars dans les grands tournois précédents.
La cérémonie de remise des prix a été chargée d’émotion. Épuisé par la semaine et touché par le chemin parcouru, Royer n’a pas caché ses larmes. Il a expliqué qu’en repensant aux sacrifices — entraînements, éloignement familial, doutes à 21 ans alors qu’il pointait autour de la 400e place mondiale —, l’instant a pris une ampleur particulière. Ces souvenirs ont transformé la défaite en une étape symbolique : « Il y aura un avant et un après Hangzhou », a-t-il dit.
Malgré la portée de son tournoi, Royer garde la tête froide. « Je n’ai encore rien fait dans le tennis », a-t-il tempéré, rappelant qu’une finale ATP 250, si prometteuse soit-elle, ne remplace pas un titre ni des performances régulières en Grand Chelem. Son regard est déjà tourné vers la marge de progression : s’adapter aux surfaces, améliorer sa constance et viser à long terme le Top 20 puis le Top 10.
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Ce duel à Hangzhou laisse deux enseignements concrets : Bublik confirme sa capacité à faire la différence sur les points-clés grâce à ses armes puissantes, et Valentin Royer franchit un palier mental et sportif qui pourrait annoncer d’autres belles semaines à venir. Les deux joueurs sortent grandis d’un match où l’écart s’est joué au fil des détails.
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