Italie triomphe en finale de la Billie Jean King Cup à Shenzhen 2-0 contre les États Unis et décroche son sixième titre
L'Italie bat les États-Unis 2-0 à Shenzhen grâce à Cocciaretto et Paolini; Billie Jean King a remis la veste aux championnes. Détails et contexte.
L’Italie a confirmé sa domination par équipes sur le tennis mondial féminin en décrochant la Billie Jean King Cup à Shenzhen, en Chine, en s’imposant nettement face aux États-Unis (2-0) lors de la finale disputée dimanche. Tenantes du titre comme l’équipe masculine en Coupe Davis, les Italiennes ont enchaîné une troisième finale consécutive et n’ont laissé aucune marge de manœuvre à leurs rivales américaines, balayées en deux simples sans besoin de double décisif.
Des performances individuelles décisives
La première victoire est venue d’Elisabetta Cocciaretto, 91e joueuse mondiale, qui a créé la surprise en dominant Emma Navarro, 18e au classement WTA, en deux sets (6-4, 6-4). Cocciaretto, souvent décrite comme joueuse combative, a su imposer le rythme et remporter les échanges importants, privant Navarro de ses repères en fond de court.
Quelques heures plus tard, le duel entre les numéros 1 des deux équipes a scellé le sort de la finale : Jasmine Paolini (8e mondiale) a livré une prestation maîtrisée face à Jessica Pegula (7e), s’imposant 6-4, 6-2. Paolini, qui n’avait jamais battu Pegula auparavant, n’a cette fois jamais paru en difficulté et a su tirer profit de ses variations et de son engagement physique pour conclure le match en deux manches. Sa joie très visible au moment de la remise de la veste des vainqueurs traduisait l’ampleur de ce succès collectif.
Cérémonie, symboles et contexte historique
La remise du maillot bleu des vainqueurs a pris une dimension symbolique accrue : Billie Jean King, la légende américaine dont le nom a été donné à la compétition, était présente et a elle-même remis la veste aux Italiennes. La capitaine italienne Tathiana Garbin a ensuite offert la veste de son équipe en retour à King, geste fort soulignant le lien historique entre la compétition et la figure qui l’a inspirée.
Avec ce succès, l’Italie prive les États-Unis d’un 19e trophée et prolonge la disette américaine dans cette compétition, les Américaines n’ayant plus remporté le titre depuis 2017. Il faut noter que l’équipe américaine alignait une sélection incomplète, sans Coco Gauff ni Madison Keys (6e mondiale), ce qui a probablement influé sur les options tactiques et la profondeur de banc.
Les parcours pour atteindre la finale avaient montré la solidité des deux équipes : les États-Unis avaient éliminé la Grande-Bretagne 2-0 en demi-finale, tandis que l’Italie s’était imposée face à l’Ukraine au terme d’un tie-break décisif en double (2-1). Depuis la création de la Fed Cup en 1963, les affrontements entre Italiennes et Américaines en finale ont été nombreux ; les deux pays se sont rencontrés à quinze reprises, les États-Unis en sortant vainqueurs à neuf occasions jusqu’à ce jour, tandis que l’Italie s’était déjà imposée en finale contre les Américaines en 2009 et 2010, et renouvelle aujourd’hui ce succès collectif.
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