Jules Koundé : Retour sur son parcours mouvementé.
Jules Koundé : De l’ombre à la lumière en Bleu
Il fut un secours plus qu’un vrai recours. L’histoire de Jules Koundé avec l’équipe de France s’est développée à mesure que celle de Benjamin Pavard s’est éteinte à petit feu, malgré des étincelles à intervalles réguliers. Face aux prestations décevantes de l’ancien du Bayern Munich, la candidature de Koundé est devenue naturelle. Sans être totalement convaincante.
Défenseur central de métier reconverti latéral droit de fortune, l’ancien Bordelais a attendu le 8e de finale face à la Belgique ce lundi pour réaliser le match le plus complet de son histoire en Bleu. Parce qu’il a parfaitement muselé un Jérémy Doku, pourtant si souvent insaisissable. Mais aussi, plus inattendu, parce qu’il s’est mué en dragster adroit, apportant le danger à bon escient et souvent avec beaucoup de justesse. « On peut dire que je traverse ma meilleure période en Bleu », a d’ailleurs reconnu l’intéressé en conférence de presse.
Difficile de lui donner tort tant son Euro est consistant jusqu’à présent. Sobre défensivement, souvent sur les bonnes trajectoires, il faisait avec des armes qu’on pensait limitées. Ce lundi, ses incursions furent dangereuses et ses centres presque parfaits. Mais que s’est-il passé ? Rien de spécial à écouter l’homme du match selon l’UEFA.
Une performance louée et analysée par les experts du football
« Il n’y a pas eu de déclic particulier, je suis dans la continuité de ce que j’ai fait ces derniers mois à Barcelone », a expliqué Koundé en référence à son poste sous Xavi. « Je me sens bien dans cette équipe, j’essaie de m’adapter en sachant que ma vocation est avant tout défensive. Et quand il y a de l’espace, j’essaie au maximum d’apporter. C’était une bonne configuration aujourd’hui car Doku n’aime pas spécialement défendre. J’ai donc eu de l’espace et j’ai profité des bons déplacements de mes coéquipiers. »
Après 32 sélections allant du passable au médiocre, Koundé a enfin signé son acte de naissance. De quoi soulager Didier Deschamps, presque amnésique au moment de vanter les mérites de son latéral. Relancé sur ce côté droit inattendu, Deschamps a estimé que le bon match de Koundé était dû à la présence d’Antoine Griezmann dans ce couloir, une théorie discutable compte tenu de la performance discrète de celui-ci lors du match.
« Si Jules Koundé a fait un tel match… Il est intelligent, je sais que je peux compter sur lui », a affirmé Deschamps. « Les consignes n’ont pas changé », a-t-il ajouté, soulignant le bon rendement offensif de l’homme du match. « Il a plein de confiance. Je ne lui ai jamais dit de rester et de défendre. À partir du moment où il se sent bien, il a cette capacité. »
Ce lundi, Jules Koundé n’est pas devenu Théo Hernandez, un buffle qui rime syst