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La France triomphe au Tournoi de tous les possibles

Le XV de France face à un défi de taille pour le Tournoi des Six Nations 2024

Jamais le XV de France n’avait été tenu en échec à domicile par l’Italie, dans le Tournoi des Six Nations. Jamais le XV de France n’avait inscrit 45 points face au pays de Galles, en son Millennium Stadium. Jamais le XV de France n’avait encaissé 38 points contre l’Irlande. Ce Tournoi 2024 apprend à ne jamais dire jamais et à beaucoup l’écrire. Au point de rappeler – certes avec une moue dubitative – que les Bleus peuvent encore le remporter.

Au-delà du scénario abracadabrantesque qui leur permettrait de triompher, Fabien Galthié et ses joueurs vont mettre en jeu leur Tournoi, samedi à Lyon (21h). Aussi absurde que cela puisse paraître – compte tenu d’un nul contre les Italiens et d’une défaite retentissante face aux Irlandais – le Coq pourrait sortir de cet hiver le torse bombé. Mais cela passe par une victoire éclatante face à son rival honni. L’adversaire idéal en ce sens.

Affronter les Anglais représente un enjeu intrinsèque auquel le contexte donne plus ou moins de sel. « Pour tous les Français, c’est notre meilleur ennemi. Ils adorent ce match donc ça le rend spécial pour nous aussi », explique Grégory Alldritt. « Il n’y a rien de mieux pour se rattraper collectivement, auprès de nos supporters, que de finir par un Crunch à la maison », dixit Maxime Lucu, dont l’équipe n’a pas gagné sur ses terres cette année.

Une revanche attendue pour le XV de la Rose

Auréolé d’une victoire épique face à l’Irlande, le XV de la Rose a un affront à laver, un an après sa déroute phénoménale à Twickenham (10-53). Entraver son plan est un défi d’autant plus appétissant pour cette équipe de France rajeunie, symbolisée par la reconduction de Nolann Le Garrec après sa première titularisation brillante. Elle veut faire de son succès à Cardiff une sorte d’acte de renaissance. Le ciel bleu est là, 80 minutes devant elle.

« Il faudra quand même regarder, pour que ce qui n’a pas fonctionné sur le début du Tournoi ne se reproduise pas », note avec justesse Thomas Ramos. Fabien Galthié a d’ailleurs admis à demi-mot, jeudi devant la presse, que le conservatisme pour lequel il a longtemps opté serait à analyser, après l’ultime joute. En fonction de son issue, la campagne tricolore sera jugée à tort ou à raison piteuse, moyenne ou de bonne facture. Faites vos jeux.

La rédaction de Commons

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