La résurrection de Jan-Lennard Struff du tableau des qualifications au duel contre Djokovic
À 35 ans, Jan‑Lennard Struff est passé des qualifications aux huitièmes en éliminant Rune et Tiafoe; il affronte Djokovic. Découvrez son parcours.
Pour beaucoup, les huitièmes de finale d’un Grand Chelem sont le vrai début du tournoi : les cadences s’accélèrent, les têtes d’affiche retrouvent le devant de la scène et l’intensité monte d’un cran. Cette fois, parmi les noms attendus — Carlos Alcaraz, Jannik Sinner, Novak Djokovic — se détache un parcours inattendu et tenace : celui de Jan‑Lennard Struff, 35 ans, parti des qualifications et déjà à six matches disputés pour atteindre la seconde semaine de l’US Open. Ce récit illustre à la fois la rudesse du circuit et la capacité d’un joueur expérimenté à renaître lors des grands rendez‑vous.
Un parcours de combattant : des qualifs à la deuxième semaine
Struff n’a pas suivi le chemin le plus simple pour arriver au cœur du tournoi. Après avoir gagné ses trois matches de qualifications contre Clément Chidekh, Taro Daniel et Arthur Cazaux, l’Allemand a poursuivi sur sa lancée dans le tableau principal : victoire en quatre sets contre Mackenzie Macdonald, puis deux succès marquants contre des têtes de série, Holger Rune (7‑5 au cinquième set) et Frances Tiafoe, ce dernier sur un score en trois manches. Au total, il a déjà enchaîné six rencontres — autant d’épreuves physiques et mentales avant d’affronter Novak Djokovic.
Le parcours est d’autant plus notable que Struff a connu une période de déclin au classement — retombé aux alentours de la 150e place — après avoir navigué entre la 20e et la 30e place la saison précédente, moment où il a enfin décroché le premier titre ATP de sa carrière. Son jeu, fondé sur un service puissant et un coup droit tranchant, reste redoutable lorsqu’il est bien calibré, comme l’ont montré ses matches sur le dur new‑yorkais.
Stabilité, routines et sang‑froid : les ingrédients d’un succès
Au‑delà des coups, ce qui ressort des déclarations est la confiance que Struff tire de ses routines. Son entraîneur Markus Wislsperger a souligné que ces habitudes l’aident à ne pas se laisser envahir par l’émotion. L’Allemand a confirmé, dans un entretien rapporté par Sporteurope.tv, qu’il suit la même préparation alimentaire avant chaque match — riz et saumon avec un filet d’huile — et qu’il respecte une routine qui le rassure. Il a cependant cédé à un petit changement pratique : changer de chambre d’hôtel pour éviter le bruit d’un ascenseur, promesse tenue « si je sors des qualifications ».
Sur le court, la victoire contre Tiafoe illustre son caractère : menant 6‑4, 6‑3, 5‑3, Struff a connu un trou d’air et concédé un break, multipliant les doubles fautes en fin de match. Il a néanmoins retrouvé son calme et remporté le tie‑break décisif 9‑7, malgré l’ambiance propice au retour de Frances Tiafoe. Son entraîneur a résumé la performance ainsi : « À part 10 minutes, il a joué un super tennis. »
Struff sait aussi rester admiratif face à ses rivaux : en évoquant Novak Djokovic, il a rendu hommage à la longévité et à la qualité du Serbe, reconnaissant que Djokovic montre qu’il est possible de maintenir un très haut niveau malgré l’âge. Leur feuille de route commune est longue : Struff a déjà affronté Djokovic à plusieurs reprises et ne l’a jamais battu en sept confrontations, ajoutant une dimension historique au prochain rendez‑vous.
La performance a aussi un impact économique évident : la qualification pour les huitièmes lui garantit un chèque de 400 000 dollars, et une place en quarts porterait ce montant à 660 000 dollars, des chiffres qui peuvent être vérifiés sur les communiqués officiels de l’US Open.
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Pour les éléments factuels — classement actuel, historique des confrontations entre joueurs, barèmes des gains au tournoi — les sources les plus sûres restent les bases officielles : le site ATP pour les classements et l’historique des confrontations, et le site de l’US Open pour la grille des gains et les communiqués officiels. Croiser les comptes‑rendus de médias reconnus (Eurosport, L’Équipe, BBC Sport, etc.) renforce également la fiabilité d’un récit.
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Conclusion
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Qu’il s’agisse d’un coup d’éclat isolé ou du début d’une seconde carrière tardive, le parcours de Jan‑Lennard Struff à l’US Open rappelle la richesse narrative des Grands Chelems : histoires d’endurance, de routines personnelles et d’exploits ponctuels jusqu’à croiser la route d’un des plus grands de l’ère moderne. Reste à voir si, contre Djokovic, l’Allemand parviendra à écrire un nouveau chapitre de sa carrière ou si l’expérience du Serbe mettra un terme à cette belle série.
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