L'OM décroche sa première victoire à l'extérieur de la saison à Strasbourg 2-1 grâce à l'égalisation d'Aubameyang et au but décisif d'Amir Murillo dans les arrêts de jeu
Après le succès contre le PSG, l'OM renverse Strasbourg (2-1) : Aubameyang égalise, Murillo marque dans les arrêts de jeu.
L’Olympique de Marseille a confirmé sa semaine réussie en remportant un match accroché à Strasbourg (1-2), vendredi en ouverture de la 6e journée de Ligue 1. Après la victoire de prestige contre le PSG, les Phocéens ont fait preuve de caractère pour renverser la situation et s’imposer à l’extérieur, grâce à une égalisation de Pierre-Emerick Aubameyang et un but tardif d’Amir Murillo, qui a fini par offrir les trois points.
Un match rythmé, dominé par les transitions
Le coup d’envoi a donné le ton : compact et pressant, l’OM s’est présenté en 3-4-3 — configuration déjà observée ces dernières semaines — avec l’intention d’aller haut sur le terrain et d’imposer le rythme. Amine Gouiri, titularisé en pointe, s’est montré disponible mais a manqué la première vraie occasion, échouant à conclure un débordement dans la surface (9e).
Strasbourg, loin d’être acculé, a répondu par des attaques rapides et la verticalité d’Emmanuel Emegha. Le Néerlandais a provoqué plusieurs situations chaudes — dont un but annulé pour hors-jeu — et a pesé sur la charnière marseillaise par sa vitesse et ses appels dans le dos de la défense (17e). Les Alsaciens ont notamment cherché à exploiter les couloirs et la vitesse de leurs ailes, obligeant Leonardo Balerdi et Nayef Aguerd à rester très vigilants.
Le match a basculé peu après la pause : Emegha, encore incisif, a filé sur la droite et a servi l’entrant Abdoul Ouattara, dont la finition a été validée après intervention du VAR (1-0, 49e). Ce but a mis l’OM en difficulté, qui a alors dû gérer des vagues offensives strasbourgeoises et plusieurs situations de contre-attaque.
Les changements et la résilience marseillaise
Pour réagir, l’OM a opéré plusieurs substitutions décisives en seconde période, faisant entrer Pierre-Emerick Aubameyang, Mason Greenwood et Emerson. Ces changements ont apporté du sang neuf et ont permis aux visiteurs de se créer davantage d’occasions. Alors que l’équipe subissait encore par moments — et qu’Aguerd réalisait un sauvetage in extremis face à Joaquin Panichelli (68e) — elle a fini par profiter d’une relance ratée du RCSA pour revenir au score : Aubameyang a égalisé (1-1, 78e) en profitant d’une erreur adverse.
La fin de match a basculé à l’avantage de l’OM dans une séquence décisive : après une tête de Robinio Vaz qui heurtait la transversale, Amir Murillo a suivi pour pousser le ballon au fond et délivrer l’équipe (1-2, 90e+1). Ce but tardif est la synthèse de la persévérance marseillaise — une équipe qui a su attendre son moment, puis enchaîner au bon tempo pour faire la différence dans les derniers instants.
Sur le plan collectif, cette victoire met en lumière deux qualités marseillaises : une capacité à encaisser un coup dur sans s’effondrer et une efficacité à tirer parti des erreurs adverses. Défensivement, malgré quelques frayeurs, la concentration dans le dernier quart d’heure a été payante ; offensivement, les entrants ont su apporter la solution qu’attendait l’équipe.
Cette victoire à l’extérieur, la première de la saison pour Marseille après des revers à Rennes et Lyon, leur permet de grimper temporairement en tête du classement et de ponctuer une belle semaine sportive.
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