Mejdi Schalck à Séoul du gamin qui grimpait aux arbres au favori du bloc il veut transformer la déception olympique en or mondial après une saison de pointe
À Séoul, le vice‑champion Mejdi Schalck veut transformer l'échec olympique en titre mondial après une saison de pointe.
À Séoul, Mejdi Schalck incarne à la fois la décontraction et l’ambition pure : vice-champion du monde en titre et l’un des favoris annoncés pour le titre en bloc, le Français arrive aux Championnats du monde après une saison de haut niveau et avec l’objectif affiché de repartir avec l’or. Les demi-finales sont programmées très tôt pour le public parisien — 3 heures du matin — tandis que les finales se dérouleront à 13 heures, promesse d’une journée décisive pour un compétiteur qui se dit dans la meilleure forme de sa carrière.
Une préparation millimétrée et l’ambition de l’or
Schalck décrit une préparation axée exclusivement sur ces Mondiaux : « Les Championnats du monde, c’est le plus gros objectif de ma saison. » Il se dit rarement aussi bien préparé et physiquement affûté avant une compétition majeure. Sur le plan comptable, il rappelle une saison solide — deuxième au classement général, trois podiums sur six étapes de Coupe du monde et une présence systématique en finales — autant d’arguments pour viser la première marche à Séoul.
Il nuance toutefois l’optimisme par la part d’aléa inhérente à l’escalade de compétition : l’ouverture des blocs, le scénario de la journée et la gestion du stress peuvent tout changer. Ses commentaires sur le tour de qualifications illustrent cette réalité : des blocs peu favorables pour « s’exprimer », et une stratégie pragmatique consistant à faire le nécessaire pour se qualifier.
De l’échec olympique à une force motrice
Le récit de Schalck se teinte d’un apprentissage profond après la désillusion des Jeux olympiques de Paris, où il figurait parmi les favoris sans réussir à se qualifier. Il qualifie cet épisode de « plus gros échec » de sa carrière, mais insiste sur la transformation qu’il en a retirée : une remise en question des stratégies d’entraînement, une meilleure gestion de la pression et un regain de maturité compétitive.
Pour se reconstruire, il a choisi de s’éloigner des projecteurs et de la ville hôte en grimpant à l’extérieur : au Canada, il a réalisé Dreamcatcher, et en Espagne il s’est attaqué à Es Pontàs — voies mythiques qui témoignent d’un retour aux sources et d’une recherche d’équilibre entre bloc indoor et grandes voies outdoor. Schalck affirme prendre autant, voire davantage de plaisir en compétition, sans renier l’attrait croissant pour le plein air.
Sa trajectoire compétitive est marquée par un tournant en 2021 à Salt Lake City : à 17 ans, un podium aux côtés d’Adam Ondra et Jakob Schubert l’a projeté sur la scène internationale et lancé sa carrière en Coupe du monde. Il explique par ailleurs ne pas venir d’un milieu grimpeur — ses parents ne pratiquaient pas — mais reconnaît un « bon gabarit » et un long travail qui ont façonné son profil d’athlète.
Sur le plan personnel, la vie nomade du circuit le prive souvent de moments prolongés en famille, même si ses proches, parents et fratrie, le soutiennent et l’accompagnent régulièrement en compétition. Ses objectifs à moyen terme restent clairs : décrocher le titre mondial à Séoul puis viser une médaille — idéalement l’or — aux Jeux de Los Angeles, avec la qualification pour 2028 comme étape essentielle.
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– les résultats officiels de l’IFSC (Fédération internationale d’escalade),
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– les communiqués de la fédération française d’escalade et le palmarès de l’athlète, et
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– les comptes officiels de l’athlète ou publications spécialisées (reportages, bases de données de grandes voies) pour les ascensions en extérieur.
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