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Michel Platini engage une action pénale contre Gianni Infantino pour dénonciation calomnieuse et trafic d'influence relance de l'affaire de 2015 et constitution de partie civile pour obtenir une instruction

Platini dépose une constitution de partie civile contre Gianni Infantino pour dénonciation calomnieuse et trafic d'influence et relance l'affaire de 2015.

Le feuilleton judiciaire opposant Michel Platini à Gianni Infantino a pris un nouveau tour le lundi 8 juin 2026. L’ancien milieu de terrain et ex-président de l’UEFA a déposé une plainte assortie d’une constitution de partie civile contre le président de la FIFA, qu’il accuse de « dénonciation calomnieuse » et de « trafic d’influence ». Cette initiative relance une affaire qui avait mis un terme, en 2015, à l’ascension de Platini vers la tête du football mondial.

Ce que dit la plainte

Selon le communiqué cité par l’AFP et repris dans le texte original, la plainte vise Gianni Infantino ainsi que deux anciens responsables de la FIFA. En se constituant partie civile, Michel Platini demande explicitement l’ouverture d’une instruction — démarche qui doit conduire, selon la procédure pénale française, à la désignation d’un juge d’instruction chargé d’examiner les éléments présentés.

Le recours intervient après une première plainte simple déposée par Platini en novembre 2021, laquelle avait été classée sans suite en octobre 2025. Le dépôt d’une constitution de partie civile marque donc une montée en intensité de la riposte judiciaire : elle transforme l’acte en un acte susceptible de déclencher une instruction formelle et de permettre l’administration plus poussée de preuves et de confrontations.

Contexte et antécédents

L’affaire renvoie directement aux événements de 2015, date à laquelle Michel Platini avait vu sa trajectoire vers la présidence de la FIFA brisée après des mesures disciplinaires et une suspension infligée par l’instance internationale. Les contours précis des griefs renouvelés dans la plainte de juin 2026 s’inscrivent dans ce passé judiciaire et politique, et cherchent à établir que des manœuvres de nature à constituer des délits se sont produites au détriment de Platini.

Depuis plusieurs mois, les relations entre les deux hommes sont devenues ouvertement conflictuelles. Dans un entretien accordé au Guardian en janvier 2026, Platini avait critiqué Infantino, l’accusant notamment d’afficher une préférence pour « les riches et les puissants » et estimant qu’il régnait « moins de démocratie » à la FIFA sous Infantino qu’à l’époque de Sepp Blatter. Ces propos témoignent d’une hostilité publique déjà bien installée avant le dépôt de la plainte du 8 juin 2026.

La publication de cette plainte tombe à trois jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, un calendrier que l’article original souligne comme un « rebondissement » potentiellement gênant pour la communication et l’image de la FIFA à l’approche d’un événement majeur.

Il convient de rappeler que l’examen des accusations — qu’il s’agisse de « dénonciation calomnieuse » ou de « trafic d’influence » — appartient à la sphère judiciaire. La constitution de partie civile ouvre des droits procéduraux à Platini, mais ne préjuge en rien de la culpabilité des personnes visées tant que les faits n’ont pas été instruits et jugés.

Relevé · Fiabilité des sources citées

Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.

  1. Le texte original mentionne deux sources : l’AFP et le Guardian. L’Agence France-Presse (AFP) est une agence de presse internationale réputée pour la rapidité et la fiabilité de ses dépêches factuelles ; elle est généralement considérée comme une source solide pour les communiqués, dates et dépôts judiciaires. Le Guardian est un quotidien britannique reconnu, qui produit des enquêtes et des entretiens approfondis ; ses propos cités (notamment l’entretien de janvier 2026) sont pertinents pour rendre compte des déclarations publiques de Michel Platini. Ces deux sources sont, dans l’ensemble, fiables pour les informations rapportées.

  2. Cependant, quelques réserves s’imposent : l’AFP fournit le compte rendu factuel du dépôt de plainte, mais ne remplace pas l’accès aux pièces judiciaires elles-mêmes — pour une analyse complète il faudrait consulter le texte de la plainte et les décisions antérieures (classement sans suite d’octobre 2025). De même, les interviews publiées par le Guardian rendent compte des opinions et appréciations de Platini, qui reflètent son point de vue mais ne constituent pas des éléments de preuve judiciaire. En l’état, l’article original respecte donc des sources crédibles, mais une couverture approfondie de l’affaire gagnerait à s’appuyer directement sur les documents judiciaires et sur des réactions officielles de la FIFA ou des autorités compétentes.

  3. Sur le plan rédactionnel, la nouvelle plainte de Platini mérite un suivi attentif : l’évolution procédurale (désignation d’un juge d’instruction, éventuelles mises en examen, auditions) déterminera la portée réelle de ces accusations. Jusqu’à ce que la justice rende des décisions, il convient de distinguer clairement les déclarations publiques, les actes de procédure et les conclusions judiciaires.

L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.

La rédaction de Commons

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