Mpetshi Perricard renaît à Winston Salem demi finaliste retrouve son service percutant et son sang froid avant l US Open
Découvrez comment Mpetshi Perricard a retrouvé son service et la confiance à Winston‑Salem, à quelques jours de l'US Open.
Après une fin de saison 2024 prometteuse, ponctuée notamment par un titre à l’ATP 500 de Bâle, Giovanni Mpetshi Perricard traverse une période plus cahoteuse en 2025. Ses difficultés à enchaîner les victoires et plusieurs éliminations précoces avaient mis à mal la progression attendue d’un joueur de 22 ans encore en phase d’apprentissage. À quelques jours de l’US Open, le rendez-vous de Winston-Salem apparaît comme un tournant : il s’y est qualifié pour les demi-finales, un stade qu’il n’avait plus atteint depuis huit mois, à Brisbane fin 2024. Cette résurgence mérite d’être expliquée dans son contexte et analysée sans excès d’optimisme ni d’alarmisme.\n\n
Contexte : une saison en dents de scie et un regain attendu
\n\nLa saison 2025 a été marquée pour Mpetshi Perricard par des contre-performances répétées sur la tournée nord-américaine préparatoire à Flushing Meadows. Après une élimination sèche à Cincinnati contre le qualifié hongkongais Coleman Wong (6-3, 6-2), et des sorties précoces à Washington (contre Aleksandar Vukic) et Toronto (défaite contre Holger Rune au deuxième tour), le Français semblait en panne de continuité. Ces revers ont mis en lumière les limites encore présentes dans son jeu — notamment la nécessité d’élargir son registre au-delà d’un service puissant — et la fragilité mentale dans les moments-clés.\n\nWinston-Salem est donc apparu comme une opportunité de retrouver des repères avant l’US Open. Sur un ATP 250, le niveau d’opposition est moins homogène qu’en Masters 1000, mais l’enchaînement de victoires reste un indicateur précieux de confiance retrouvée. C’est précisément ce que “Gio” a réussi cette semaine, avec des prestations plus complètes et quelques moments de caractère.\n\n
Le tournoi de Winston-Salem : match par match, un regain de confiance
\n\nL’entrée en lice contre Pedro Martínez a été disputée : Mpetshi Perricard a concédé le premier set avant de s’imposer au terme d’un combat serré. Ce type de victoire, arrachée face à un joueur solide depuis la deuxième ligne, peut faire office de déclic mental. Au tour suivant, il a dominé son compatriote Alexandre Müller 6-3, 6-2, obtenant ainsi l’une des victoires les plus nettes de sa carrière sur le circuit principal, loin des habituels tie-breaks et fins de set tendus qui le caractérisent parfois.\n\nEn quart de finale, il a dû batailler face à Hamad Medjedovic : mené 5-1 dans le tie-break, il est revenu pour égaliser à 6-6 puis s’imposer, illustrant une capacité à garder son sang-froid sous pression. Selon les comptes rendus de l’organisation du tournoi, il a signé 15 aces dans ce match, un chiffre qui confirme l’impact décisif de son service quand il le met au service. Ces éléments traduisent une meilleure gestion des moments-clés et un jeu plus agressif et mobile qu’au début de la saison.\n\nL’issue de sa demi-finale, face au Chinois Bu Yunchaokete ou au Néerlandais Van de Zandschulp, déterminera combien ce regain est durable, mais la dynamique est encourageante. Le tirage pour l’US Open ne lui fait pas de cadeau : une entrée en lice contre le top 10 Lorenzo Musetti figure au programme et constitue un test réel de sa forme.\n\n
Analyse : évolution du jeu et perspectives
\n\nDepuis ses débuts, Mpetshi Perricard a souvent été catalogué comme un joueur dépendant de son service — le fameux « serve-bot ». Ces derniers mois, il a pris conscience de la nécessité d’élargir son registre. Dans des propos rapportés par L’Équipe, il admettait vouloir « essayer de faire évoluer » son jeu, car « aujourd’hui, les autres connaissent mon jeu ». À 22 ans et avec déjà un palmarès incluant le challenger de Bordeaux (mai 2025) et quelques belles performances en Grand Chelem, il reste sur une courbe de progression naturelle mais inégale.\n\nLes signaux techniques observés à Winston-Salem — davantage de mobilité, prise d’initiative en retour et conservation d’un engagement offensif — sont positifs. Mais la longévité d’un tel progrès dépendra de sa capacité à répéter ces éléments face à des oppositions de niveau supérieur et de son aptitude à gérer la pression des grands rendez-vous. Sa citation sur la nécessité de rester humble et de retravailler montre une maturité utile pour franchir un palier supplémentaire.\n\n
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