OGC Nice vise la Ligue des champions avec une équipe jeune et une gestion rigoureuse malgré les défis financiers et sportifs
L'OGC Nice entame un nouveau chapitre sous la direction de Franck Haise, avec l'ambition de briller en Ligue des champions malgré un parcours préliminaire exigeant. Le club, stabilisé sportivement et économiquement grâce à une gestion rigoureuse et au soutien d'Ineos, mise sur une équipe jeune et dynamique pour relever ce défi. Après un mercato marqué par des départs clés compensés par des recrues prometteuses, Nice vise à retrouver l'Europe et à offrir de belles performances continentales, tout en adaptant sa stratégie financière à un contexte difficile.
Un nouveau chapitre pour l’OGC Nice sous la direction de Franck Haise
Jean-Pierre Rivère, qui avait pris les rênes de l’OGC Nice en 2011 alors que le club était en difficulté, s’apprête à quitter ses fonctions le 20 août à l’âge de 67 ans. Ce Gersois d’origine laisse derrière lui un club stabilisé, avec l’ambition affirmée de le voir briller en Ligue des champions. Pour concrétiser ce rêve, l’équipe entraînée par Franck Haise doit désormais relever un défi de taille : réussir son parcours en tour préliminaire de la prestigieuse compétition européenne.
Le coup d’envoi de cette aventure est prévu ce mercredi avec la réception du Benfica Lisbonne, un adversaire de haut calibre, avant un retour au Portugal le 12 août. En cas de succès, Nice devra encore franchir un tour de barrages fin août, face à un autre club de niveau équivalent, pour accéder à la phase de groupes. Ce parcours exigeant nécessite une préparation rigoureuse, que le nouveau directeur de la performance, Benoît Delaval, et le staff technique ont entamée dès la reprise des entraînements le 23 juin.
Les résultats récents témoignent d’une montée en puissance progressive, comme en atteste la victoire 2-1 contre Feyenoord, un autre prétendant à la Ligue des champions. Franck Haise, qui entame sa deuxième saison à la tête des Aiglons, insiste sur la nécessité d’approcher la perfection : « On n’est jamais prêt à 100%, mais il faut s’en rapprocher. » Son approche tactique privilégie une équipe active, conquérante, forte dans le pressing et le contre-pressing, avec des joueurs clés comme Jonathan Clauss, Melvin Bard, Morgan Sanson, et le capitaine Dante, qui entame sa dernière saison à presque 42 ans.
Un club en mutation économique et sportive
Le mercato a vu partir des joueurs importants, notamment le gardien Marcin Bulka, transféré en Arabie saoudite pour 15 millions d’euros, et l’attaquant Gaëtan Laborde, auteur de 11 buts la saison précédente. Le club a su compenser ces départs avec des recrues prometteuses telles que le gardien Yehvann Diouf, en provenance de Reims, et l’ailier suédois Isak Jansson, arrivé du Rapid Vienne. En défense, face aux blessures de cadres comme Ndayishimiye, Abdelmonem et Bombito, Nice a misé sur la jeunesse avec le prêt de Jumah Bah, un talent prêté par Manchester City.
Malgré une balance financière positive sur le mercato, l’entraîneur s’attend à d’autres départs, notamment ceux de Pablo Rosario, Jérémie Boga, et surtout du meilleur joueur Evann Guessand, touché au genou et incertain pour le match contre Benfica. Ce dernier pourrait toutefois être conservé jusqu’au 6 août pour aider l’équipe dans sa quête de qualification.
Sur le plan économique, le club affiche une gestion plus rigoureuse. Après une période de pertes importantes sous la direction de Dave Brailsford (2021-2023), Nice a redressé ses comptes grâce à une politique financière plus prudente et au soutien renouvelé de son propriétaire, le groupe britannique Ineos. Ce dernier avait pris ses distances la saison dernière à la demande de l’UEFA, afin d’éviter un conflit d’intérêts avec Manchester United, également détenu par Ineos.
Fabrice Bocquet, successeur de Rivère et nouveau PDG, souligne que le club s’adapte à un contexte financier difficile, marqué notamment par une division par quatre des droits télévisés depuis 2023. « Nos charges dépassent les 100 millions d’euros, tandis que nos revenus hors transferts s’élèvent à environ 80 millions. La capacité à générer des revenus via les transferts permet d’équilibrer les comptes », explique-t-il. En cas de besoin, Ineos reste prêt à combler les déficits, mais la priorité est donnée à une gestion économique plus rationnelle.
Sportivement, l’objectif reste clair : viser l’Europe, conquérir des titres et offrir de belles performances en compétitions continentales. Après une saison précédente décevante en Europa League, où Nice a été éliminé dès la phase de groupes avec seulement trois nuls et cinq défaites, le club azuréen entend prendre sa revanche dès ce mercredi face à Benfica.
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