Olympique de Marseille sous De Zerbi les recrues Pavard Aguerd et Weah renforcent la solidite O Riley gagne en influence Paixao peine a convaincre et des inconnues financieres pesent sur le projet
Découvrez comment Pavard, Aguerd et Weah stabilisent l'OM, pourquoi Paixão inquiète et quelles zones d'ombre pèsent sur le projet.
Il y a deux semaines, l’Olympique de Marseille était décrit comme étant dans l’urgence : un été de bouleversements, des départs inattendus, des renforts arrivés en dernière minute et des résultats en dents de scie laissaient le club dans un grand flou à l’orée d’une période à forts enjeux. Le calendrier n’a pas aidé : après une victoire convaincante contre Lorient (4-0), Marseille affrontait successivement le Real Madrid puis le Paris Saint-Germain — deux rendez-vous révélateurs pour un effectif remanié et encore en rodage. Dans ce contexte, l’entraîneur Roberto De Zerbi et sa direction ont dû accélérer la mise en place tactique et l’intégration des recrues. Les premières conclusions sont désormais plus nettes, avec des éléments de satisfaction mais aussi des interrogations persistantes.
Des recrues qui apportent immédiatement
Les arrivées de Benjamin Pavard et Nayef Aguerd se sont révélées des paris gagnants à court terme. Tous deux, déjà rodés au haut niveau international, ont apporté de la sérénité défensive et une capacité de relance que l’OM cherchait désespérément au début de saison. Aguerd a été particulièrement influent lors du Classique, provoquant indirectement le but contre son camp de Marquinhos et pesant dans les duels, tandis que Pavard a montré consistance et leadership sur le côté droit.
Timothy Weah, dont l’engagement défensif et la polyvalence ont été salués par ses coéquipiers, a confirmé qu’il pouvait rendre des services précieux en piston droit ou en aile, se montrant déterminant face à des profils tels que Nuno Mendes et Kvaratskhelia. Sa performance illustre la logique du recrutement : chercher des joueurs capables d’apporter immédiatement un équilibre entre effort défensif et capacité offensive.
Sur le plan du milieu, Matt O’Riley n’a pas encore atteint une finition brillante mais sa prestation face au PSG a montré une progression nette en termes d’activité (11,3 km parcourus) et de discipline tactique. Son profil de box-to-box apporte un complément utile aux profils plus créatifs ou dominants du vestiaire, même s’il ne remplace pas à lui seul un joueur à la dimension offensive d’un Adrien Rabiot.
Points d’ombre et pression sur les épaules des recrues
Tous les recrutements ne sont pas encore stabilisés : Igor Paixão concentre les inquiétudes. Recruté pour des montants importants — le club évoque environ 30 millions d’euros, hors bonus — l’ailier brésilien est arrivé diminué physiquement et peine à justifier son prix. Ses premières titularisations ont manqué d’impact tant sur le plan technique que physique. Si la patience reste permise pour un joueur blessé à son arrivée, le compteur tourne et la pression médiatique et sportive sur Paixão est réelle.
Par ailleurs, la profondeur défensive semble être devenue un atout : Egan-Riley, Emerson Palmieri et Facundo Medina offrent des solutions variées à De Zerbi, qui peut maintenant alterner selon l’adversaire et le contexte. Cette richesse permet au club de mieux gérer la charge de matchs et les aléas, mais elle ne doit pas masquer le besoin d’une continuité de performances, notamment en L1 où la régularité fait souvent la différence.
L’issue sportive immédiate est donc rassurante : l’équipe a montré qu’elle pouvait rivaliser et gagner face à des adversaires de haut calibre. Mais le projet reste en phase de construction, avec des joueurs encore en cours d’adaptation et des choix de recrutement qui devront être validés sur la durée.
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