OM conserve Roberto De Zerbi sous Pablo Longoria et vise la continuite tactique avec Paixao Aubameyang Medina une identite de jeu affirmee mais la solidite defensive et la stabilite financiere restent cruciales pour viser lEurope
Pablo Longoria conserve De Zerbi et renforce l'effectif (Paixão, Aubameyang, Medina). Défense et finances : quels défis pour viser l'Europe ?
Pour la première fois depuis l’arrivée de Pablo Longoria à la présidence, l’Olympique de Marseille aborde une nouvelle saison avec le même entraîneur que celle qui vient de s’achever. Roberto De Zerbi reste en poste après une saison 2024-2025 marquée par des périodes de turbulence, mais aussi par des acquis tactiques et collectifs qui donnent des motifs d’optimisme avant la reprise du championnat à Rennes.
Continuité technique et stabilité managériale
La confirmation de De Zerbi rompt avec une tendance récente : sous la présidence Longoria, l’OM avait souvent remodelé son staff et son effectif pour coller au profil du nouvel entraîneur, entraînant une instabilité chronique à chaque changement. Cette fois, la direction a choisi la continuité. Le plan triennal porté par Longoria et son directeur du football, Medhi Benatia, reste affiché comme feuille de route et la direction semble s’être alignée avec l’entraîneur, au moins publiquement.
La décision de De Zerbi de poursuivre son travail, malgré quelques épisodes de crise — notamment une sortie médiatique en novembre après la défaite contre Auxerre évoquant une possible démission — traduit un compromis entre exigence sportive et stabilité institutionnelle. Ce que l’on garde de la saison passée, au-delà des résultats, c’est une identité de jeu : pressing haut, construction depuis la possession et une capacité à convertir les occasions lorsqu’il y a du liant offensif.
Un effectif préservé et des renforts ciblés
Sur le plan des joueurs, l’ossature qui a porté l’équipe la saison passée est restée en grande partie intacte. Des éléments comme Leonardo Balerdi, Pierre-Emile Höjbjerg, Adrien Rabiot ou Mason Greenwood figurent toujours dans l’effectif, tandis que le club a réalisé plusieurs opérations notables pendant l’été : l’arrivée d’Igor Paixão — annoncée comme le transfert le plus important de l’histoire du club — le retour de Pierre-Emerick Aubameyang, ainsi que des signatures libres (Angel Gomes, CJ Egan-Riley) et l’achat d’une valeur reconnue de la Ligue 1, Facundo Medina.
Ces recrutements répondent à deux logiques : conserver une base compétitive pour viser haut en championnat et en compétitions européennes, et compléter l’effectif de joueurs d’expérience pour encadrer des jeunes talents. Le club affiche également une volonté d’intégrer davantage de jeunes du centre de formation au groupe professionnel, une stratégie à la fois sportive et financièrement vertueuse si elle est menée de façon cohérente.
Forces, failles et impératifs tactiques
L’OM de De Zerbi sait créer du danger et transformer des opportunités, comme l’ont illustré certains matches de préparation — notamment face à Aston Villa — où l’équipe a su répondre à une intensité élevée. Le principal chantier reste toutefois la solidité défensive : la propension à concéder des situations dangereuses et des erreurs individuelles est une faiblesse récurrente qui a coûté des points la saison passée.
Corriger ces lacunes demande des ajustements tactiques et peut-être du renfort dans des profils défensifs plus constants. Le travail en interne (préparation physique, organisation défensive, communication entre les lignes) devra être complémentaire des recrutements pour que l’équipe puisse maintenir un niveau élevé sur l’ensemble des compétitions.
Finances, ambition et fragilité structurelle
La trajectoire de l’OM reste liée à l’engagement financier de son propriétaire, Frank McCourt, qui a comblé d’importants déficits ces dernières années. La qualification en Ligue des champions — attendue comme une source de revenus substantiels — pourrait alléger la pression financière et permettre de financer des opérations déjà engagées, y compris des options d’achat obligatoires.
Cependant, la stabilité économique du club reste fragile si elle repose essentiellement sur l’apport d’un actionnaire unique. À moyen terme, la gouvernance sportive devra traduire l’ambition affichée en modèle économique soutenable : diversification des revenus, valorisation des droits TV et de la marque, et gestion prudente du marché des transferts.
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En conclusion, l’OM aborde la saison avec un plan clair et une base de joueurs stable, mais la réussite dépendra de la capacité du club à corriger ses failles défensives, à convertir l’ambition sportive en résultats et à sécuriser un modèle financier moins dépendant d’apports exceptionnels.
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