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OM : les supporters doutent du projet du club

Les défis de l’Olympique de Marseille : sauver la saison et retrouver une identité

Qu’il semble loin, le temps où Pablo Longoria promettait du football « rock’n’roll » à ses supporters. Depuis le départ d’Igor Tudor – qui était arrivé pour cela – il y a moins d’un an, l’Olympique de Marseille a déjà consumé deux entraîneurs et fini par donner les clés à Jean-Louis Gasset, l’un des grands spécialistes des opérations déclic en Ligue 1.

C’est la preuve que le club phocéen n’a plus qu’une ambition : sauver ce qui peut encore l’être, y compris en Ligue Europa ce jeudi soir face au Shakhtar Donetsk. Attirer un technicien attrayant et susceptible de plaire au Vélodrome, pour gagner du temps, n’a même pas été un sujet. Sans doute parce qu’il fallait bien plus qu’un profil « sexy » pour retisser un lien largement effilé.

En l’espace de quelques saisons, le club phocéen a été vidé des joueurs symboliques auxquels le Vélodrome s’identifiait. « Même si on décrit notre public comme sanguin, parfois même ‘incontrôlable’, il a en réalité toujours recherché des hommes providentiels auxquels s’attacher, insiste Marwan, lui aussi suiveur du club. Des joueurs mais aussi des figures un peu paternelles, comme les coaches. Ça avait pu être Sampaoli, Tudor, Sanchez, Payet… Aujourd’hui, ces référentiels sont absents. »

Renouvellement constant et instabilité

Dans la bouche des supporters, l’expression est devenue de plus en plus courante, au fil de mercatos très, et sans doute trop, animés à leurs yeux. En l’espace de six mois, les spectateurs du Vélodrome ont vu une vingtaine de joueurs partir, et une quinzaine arriver. « On a un renouvellement de joueurs assez conséquents donc on a du mal à s’attacher à l’effectif », observe Vincent, un autre habitué.

« Je crois que si l’on excepte Azzedine Ounahi, le mercato hivernal de l’année dernière a été complètement défait, rappelle Marwan. Celui de cet été l’a également été en partie, en janvier. Ce turn-over, il est recherché par le club. Que ce soit pour de bonnes ou de mauvaises raisons, notamment la nécessité économique… mais c’est une instabilité entretenue et je pense que le cas Alexis Sanchez est le plus évocateur. »

L’été prochain, l’ancien adjoint laissera sa place à un nouveau coach chargé d’entamer un énième cycle à durée indéterminable. « Les supporters peuvent avoir leur part de responsabilité de manière épisodique, comme les sifflets pour Tudor ou la crise de septembre dernier, observe Marwan. Mais ces épisodes, ce sont les conséquences d’une instabilité et surtout d’une incompréhension. Quand on nous parle de projet, on ne sait pas vraiment de quoi il s’agit. Parce qu’on ne sait pas où il va. »

Chaque saison apporte son lot de changements et de défis pour l’Olympique de Marseille. Entre la nécessité de sauver une saison déjà compromise, de retrouver une identité perd

La rédaction de Commons

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