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Pogacar s'amuse malgré la pluie : "C'était fun !"

Une étape éprouvante sous des conditions météorologiques extrêmes

Certains diront que ce n’était pas un temps à mettre un cycliste dehors, et il sera difficile de leur donner tort. La deuxième étape du Tour de Catalogne, qui reliait ce mardi Mataro à la station de ski de Vallter 2000, s’est déroulée dans des conditions climatiques particulièrement pénibles. En plus d’avoir à subir des averses régulières, les coureurs ont dû affronter des températures glaciales au cours de l’ultime ascension, qui les a menés jusqu’à 2 135 m d’altitude. Il n’y avait qu’à voir Lenny Martinez, transi de froid, tenter de répondre aux médias tout en claquant des dents, pour prendre la mesure de l’épreuve qu’ils ont relevée.

Pour beaucoup, cette journée a sans doute été un calvaire. Pas pour Tadej Pogacar. Très attendu sur cette Volta a Catalunya, à laquelle il participe pour la première fois, le double vainqueur du Tour de France (2020, 2021) a profité de la première arrivée au sommet pour s’imposer avec autorité. Et même s’il a avoué avoir « déjà connu des conditions vingt fois plus froides », le Slovène n’était pas insensible à la fraîcheur de l’air. « J’ai tout donné jusqu’au sommet, en espérant que, peut-être, la conférence de presse aurait lieu dans une salle chauffée », a-t-il rigolé devant les micros, en constatant qu’aucun radiateur n’avait été branché.

Une boutade illustrant on ne peut mieux l’état d’esprit du leader d’UAE Emirates, déjà deuxième la veille, qui a fait fi des circonstances de course et a couru selon ses habitudes : au feeling, sans réserve ni frilosité aucune. Il a d’ailleurs commencé à s’amuser peu après le départ. Constatant que le premier du général, Nick Schultz, et son équipe Israel – Premier Tech n’avaient guère l’intention de mener grand train en tête du peloton, « Pogi » a fugué, en compagnie de son compatriote Domen Novak. « C’était fun », a reconnu l’intéressé. « Comme personne n’a suivi, il y a eu un trou de 100 m, 200 m… On s’est arrêtés pour un besoin naturel et on s’est cachés dans les buissons pour que le peloton ne sache pas où on était. » La joyeuse escapade des deux hommes aura duré cinq kilomètres.

À une quarantaine de kilomètres du but, Pogacar s’est une nouvelle fois fait remarquer en ayant quelques longueurs d’avance dans la descente du Coll de Coubet. « Je me sentais bien, j’allais à mon rythme », a-t-il expliqué. Avant de raconter son attaque décisive à six kilomètres de l’arrivée, non diffusée à l’antenne en raison de la météo : « Quand Joao (Almeida, ndlr) a accéléré, il a fait exploser tout le peloton. Il était tellement bon que j’ai pensé qu’il pourrait venir avec moi, on avait déjà creusé

La rédaction de Commons

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