PSG remporte la Supercoupe d Europe 2025 à Udine aux tirs au but face à Tottenham, premier titre européen de ce type pour un club français grâce aux remplaçants Ruiz, Kang In Lee, Ramos et au gardien Chevalier
Découvrez comment Chevalier, Ruiz, Kang‑In Lee et Ramos ont permis au PSG de s'imposer aux tirs au but contre Tottenham.
Paris a fait preuve de résilience pour remporter la Supercoupe d’Europe 2025 face à Tottenham mercredi à Udine : égalisation tardive (2-2) puis succès aux tirs au but (4-3 tab). Ce trophée, inédit pour un club français dans cette compétition, arrive au terme d’un match où le PSG a montré des limites physiques mais une capacité à s’adapter en cours de partie, notamment grâce à des remplaçants déterminants et à une séance de penalties bien négociée par Lucas Chevalier.
Déroulé du match : un démarrage timide, une fin maîtrisée
Le coup d’envoi a confirmé les craintes liées à une préparation courte : le PSG a mis un quart d’heure à trouver ses repères, tandis que Tottenham s’est présenté discipliné et compact, privilégiant la solidité défensive et les phases de contre. Khvicha Kvaratskhelia a tenté de secouer la défense adverse dès la 8e minute, mais son tir est resté anecdotique et il est apparu clairement en manque de rythme par la suite.
La supériorité initiale des Spurs s’est traduite par l’ouverture du score à la 39e minute à la suite d’un long coup franc joué depuis le camp londonien. Une remise de Cristian Romero et une reprise de Micky Van de Ven ont profité d’un moment de flottement en surface parisienne pour tromper le jeune gardien Lucas Chevalier (0-1). La reprise a ensuite confirmé ce déséquilibre : sur un nouveau coup franc long, Romero a encore trouvé la tête pour doubler la mise dès la 48e minute (0-2), profitant d’un mauvais placement défensif du PSG.
L’entrée de Fabian Ruiz à la 60e minute puis d’Ibrahim Mbaye, Kang-In Lee (68e) et Gonçalo Ramos (77e) a changé la physionomie du match. Ruiz a apporté du liant au milieu, stabilisant la possession et créant des opportunités pour ses partenaires. Lee, par une frappe de 20 mètres, a réduit l’écart à la 85e minute (1-2), relançant le suspense. Le tournant est intervenu en toute fin de match : dans le temps additionnel, Ramos a égalisé de la tête sur un centre d’Ousmane Dembélé (2-2, 90+4), envoyant la rencontre en prolongation puis aux tirs au but où Chevalier a brillé en détournant la tentative de Van de Ven, tandis que Vitinha et Mathys Tel manquaient le cadre. Le PSG a ainsi soulevé un trophée qui manquait à son palmarès européen.
Performances individuelles et enseignements tactiques
Lucas Chevalier sort logiquement du match en héros : si ses erreurs en première période ont coûté, sa réaction en fin de match et en séance de penalties a été déterminante. La gestion des remplaçants par Luis Enrique mérite d’être soulignée : Ruiz a redonné de la fluidité au jeu, Lee a apporté une solution offensive décisive et Ramos a confirmé son instinct de finisseur en trouvant l’égalisation à un moment-clé.
Tottenham, dirigé tactiquement par Thomas Frank, a réussi à contrôler les premières phases grâce à une organisation défensive élevée et à des coups de pied arrêtés bien travaillés. Cependant, l’équipe londonienne a trop reculé en seconde période, offrant des espaces exploités par des entrants parisiens bénéficiant d’un impact physique et d’un tempo supérieurs en fin de rencontre.
Sur le plan individuel, Kvaratskhelia n’a pas pesé comme attendu, probablement en manque de préparation. Dembélé, malgré quelques pertes de balle, a été impliqué dans le geste décisif sur le centre menant au 2-2. Du côté londonien, Romero et Van de Ven ont été dangereux sur les phases arrêtées, rappelant que la domination aérienne reste une arme majeure pour Tottenham.
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Perspectives
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Au-delà du trophée, cette victoire offre au PSG un socle psychologique pour entamer la saison, mais elle ne masque pas des interrogations : condition physique et cohésion encore perfectibles, dépendance aux changements et nécessité d’un tempo plus stable sur 90 minutes. Pour Tottenham, la performance en première période confirme de bonnes bases défensives et de jeu sur phases arrêtées, mais l’incapacité à tenir sur la durée devra être travaillée.
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Dans les semaines à venir, la fidélité de ces enseignements sera mesurable par la régularité du PSG dans les compétitions nationales et européennes et par la capacité de Tottenham à corriger sa gestion du duel pendant toute la durée d’un match.
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