Sébastien Loeb a failli devenir pilote de F1, ses essais RB4 en 2008 et la quasi titularisation à Abu Dhabi 2009 revisités à Magny Cours avec Isack Hadjar, entre rallye, F1 et objectif Dakar
À Magny‑Cours, Loeb et Isack Hadjar ont partagé la piste : retour sur ses essais RB4 (2008), la quasi‑sélection à Abu Dhabi (2009) et son objectif Dakar.
Le 13 septembre à Magny-Cours, une rencontre entre générations a ponctué un événement organisé par Red Bull : Sébastien Loeb, légende du rallye, a partagé la piste avec Isack Hadjar, jeune pilote de Formule 1. Loeb se trouvait au volant d’une Peugeot 208 T16 — la même arme qui lui a permis de battre le record de Pikes Peak en 2013 — tandis que Hadjar prenait les commandes d’une RB7. Cette parenthèse a ravivé pour Loeb le souvenir d’un flirt notable avec la Formule 1, auquel il s’était prêté en 2008 lors d’essais sur une Red Bull RB4, et qui avait failli déboucher sur une course en 2009 à Abu Dhabi.
Souvenirs d’une incursion en Formule 1
Loeb se souvient de cette journée d’essais comme d’un moment « incroyable » : sensations extrêmes, voitures « plaquées au sol » et points de freinage impressionnants. Il insiste cependant sur la différence fondamentale entre les disciplines : « Je suis pilote de rallye, ça roule au feeling, à l’improvisation. La F1, c’est une autre façon de préparer les courses. » Pour lui, l’expérience n’a jamais été motivée par une volonté d’abandonner le rallye mais par la curiosité de ressentir ces nouvelles sensations.
Après ces essais, Red Bull a envisagé d’aller plus loin et a proposé à Loeb la possibilité de disputer le Grand Prix d’Abu Dhabi 2009. Le projet ne s’est finalement pas concrétisé, notamment pour des raisons administratives liées à la Super Licence exigée par la FIA, mais Loeb estime qu’il « n’était pas très loin » d’y parvenir. Il demeure lucide sur ses chances sportives : il n’aurait pas prétendu pouvoir jouer la victoire immédiatement, mais il reconnaît que piloter une F1 aurait été « quelque chose de sympa ».
Loeb souligne qu’il n’éprouve aucun regret de ne pas être allé plus loin en Formule 1, parce que sa carrière en rallye lui a offert d’autres accomplissements et de nouvelles aventures sportives. Après le test F1, il a exploré d’autres disciplines — WTCC, rallycross, Dakar, GT — continuant à cultiver la même passion du pilotage.
La passion du pilotage et le défi du Dakar
Aujourd’hui, Sébastien Loeb place le Dakar au sommet de ses objectifs. Il décrit cette épreuve comme « différente », entre compétition et aventure, marquée par l’intimité du binôme pilote-copilote et l’immersion prolongée d’une équipe pendant deux semaines. Malgré plusieurs podiums, il avoue ne pas encore avoir remporté l’épreuve et travaille toute l’année pour atteindre cet objectif.
Sur la question récurrente de savoir quelle discipline exige le plus de pilotage, Loeb refuse les comparaisons tranchées. Le rallye, dit-il, est « un pilotage complet » : prise de notes, adaptation à des terrains changeants (neige, terre, asphalte) et gestion d’un environnement où l’erreur se paie cher. La Formule 1, en revanche, propose des vitesses et des vitesses de passage plus élevées mais s’inscrit dans un cadre de sécurité très strict. Plutôt que de hiérarchiser, Loeb reconnaît l’exigence propre à chaque discipline.
Sur le plan humain, il avoue son admiration pour des champions contemporains capables de dominer et de revenir au sommet, citant notamment Marc Márquez en MotoGP. Ce respect pour l’excellence transversale illustre son regard de pilote pour qui la performance se mesure autant à la régularité qu’à l’adaptation.
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